Après treize années loin des planches, Muriel Robin présentera son nouveau seule-en-scène, Infiniment Robin, au théâtre Anthéa d’Antibes, dans les Alpes-Maritimes, les 2, 3, 4 et 5 novembre prochains. “Avec ce spectacle elle ouvre un accès direct à TOUT ce qui la traverse. Autant dire un accès direct à l’essence pure de sa plus grande folie !, annonce le texte présentant le spectacle. Bienvenue dans la peau de Muriel Robin, au cœur de ce paysage unique et extraordinaire où la fantaisie déjantée côtoie une poésie sensible, un regard sur le monde inimitable qui donne vie aux objets, questionne le moment présent, et engage à dire oui à la vie. Muriel nous livre ses recettes pour mettre de la couleur sur les ombres, pour ne pas perdre la légèreté, préserver l’étincelle dans l’œil et le rire au cœur. ” Les quatre dates antiboises sont complètes et Infiniment Robin entamera ensuite une tournée de quatorze étapes qui s’achèvera le 17 décembre à Biarritz.
“Cela avait du sens de le faire à Antibes, c’était une évidence, c’est près de chez nous, idéal pour les répétitions, et la présence de Daniel Benoin à Anthéa, qui a été longtemps été directeur de la Comédie de Saint-Etienne, ma région d’origine, ça me parlait”, a expliqué Muriel Robin dans les colonnes du journal Nice Matin. La comédienne vit dans les Alpes-Maritimes, avec son épouse Anne Le Nen, depuis cinq ans. Cette dernière fête ses 55 ans le 25 septembre. Elles ont quitté la Corse il y a deux ans pour s’installer dans une maison au cœur de l’arrière-pays cannois. Pendant longtemps – dix-huit ans – elles ont possédé une maison dans la commune de Lumio en Haute-Corse, près de Calvi. Elles y étaient heureuses et avaient même investi dans un restaurant à la marine de Sant'Ambroggio à Lumio. Malgré quelques accrocs. Comme ce malheureux jour d’août 2008 où elles furent victimes d'un cambriolage en plein jour dans leur résidence secondaire, dans le quartier Acciani. Les auteurs du méfait s’étaient introduits par effraction et avaient fait main basse sur divers objets de valeur. Mais ce ne sont pas des impératifs de sécurité qui ont conduit Muriel et Anne à quitter l’île de Beauté.
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“Vivre sur une île, si on pense au médical, on peut avoir des inquiétudes, a précisé Muriel Robin, âgée de 71 ans, dans Nice Matin. On adorait, mais si vous avez un souci de santé, il faut pouvoir être pris en charge rapidement. Et puis vieillir, puisque l’on parle de ça un peu, c’est se rapprocher des centres médicaux.” Rassurez-vous, la lauréate du trophée de la meilleure actrice aux International Emmy Awards 2007 va bien. Mais, comme elle l’a expliqué à Ciné Télé Revue en janvier dernier, elle fait attention à sa santé : "On n’est pas vieux à 70 ans ! Je pense même qu’on ne l’est jamais. Moi, je ne serai jamais vieille. La vieillesse, ce n’est pas une histoire d’âge, c’est dans la tête. Bien sûr, cela implique qu’on fasse très attention à son corps. Si le corps ne suit pas, ça ne marche pas. Et moi, je veux que mon corps suive.” Or, malgré des établissements de qualité, la Corse dispose d’un accès aux soins spécialisés inférieur à celui du continent. Avec un éloignement plus important des services, notamment dû au relief du territoire.
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Outre la santé, Muriel Robin et Anne Le Nen se sont rendues compte, dixit Anne, que leur nouvelle maison azuréenne “cochait beaucoup des cases que nous voulions, un terrain de jeu complètement fou pour les randonnées, pour le sport, la mer, la montagne à proximité. Et l’Italie pas loin, on trouve sympa de pouvoir aller manger des pâtes en faisant une heure et demie de voiture.” En parlant de gastronomie, elles ont monté le restaurant niçois La Cantine de Jo, avec Jessica Nahon, une ancienne amie de faculté de sciences éco d’Anne, rencontrée dans la région. “On a une vie plus sereine ici, moins stressée, tu as une luminosité reposante, créatrice, savoure Anne. C’est un terme animal mais on a besoin d’avoir une tanière, d’avoir un lieu où l’on crée nos souvenirs à deux, ça nous fait du bien de construire notre chez-nous.” En leur souhaitant, bien évidemment, de visiter le moins possible les hôpitaux locaux.