Alice Vaillant, la fille aînée de Anne Roumanoff traverse une zone de turbulences. À 31 ans (elle est née en 1995), la créatrice de mode voit son entreprise, Vaillant Studio, se trouver dans une crise financière. Un nouveau coup du sort pour la jeune femme, un an à peine après la perte de son père. En juillet 2025, Philippe Vaillant, l'ancien producteur de spectacles et ex-mari d'Anne Roumanoff, s'est en effet éteint à l'âge de 70 ans. Les parents d'Alice s'étaient séparés en 2016 avant de divorcer en 2018. Une épreuve douloureuse qu'elle a dû surmonter avec le soutien inconditionnel de sa mère et de sa petite sœur Marie, née en 2002.
Pourtant, tout semblait sourire à la créatrice. Lancée en 2019, sa griffe Vaillant Studio avait rapidement conquis la sphère très fermée de la mode. Ses créations de prêt-à-porter féminin haut de gamme, fortement inspirées des années 90, s'arrachaient. Elle a notamment habillé des icônes internationales de la pop culture comme Bella Hadid, Kylie Jenner ou encore Tina Kunakey. Le talent de la Parisienne avait même été salué par le magazine Vogue, qui la classait en 2022 parmi les cinq designers à suivre absolument.
Mais derrière les paillettes et les podiums, la réalité a rattrapé la marque. Comme l'indiquent les registres publics (Infogreffe ou France Reprises), la société par actions simplifiée (SAS) Vaillant Studio a officiellement été placée en redressement judiciaire le 18 juin 2026 par le tribunal. La cessation des paiements de l'entreprise a été fixée quelques semaines plus tôt, au 19 mai 2026, traduisant des difficultés financières certaines dans le cadre de ses opérations.
En langage clair, cela signifie que la société parisienne, qui compte entre 10 et 19 salariés dans ses locaux du passage Charles Dallery, n'arrivait plus à faire face à ses dettes avec sa trésorerie disponible. Un redressement n'est toutefois pas une faillite (liquidation) définitive, mais bien une procédure de sauvetage. Le tribunal a ouvert une "période d'observation" gérée par un mandataire judiciaire (Me Jean-Charles Demortier), qui agit comme un bouclier contre les créanciers le temps d'évaluer la situation.
L'objectif est aujourd'hui de dénicher un repreneur. Le profil idéal recherché ? Une entreprise ou une personne connaissant parfaitement le secteur de la mode, capable d'apporter une capacité financière suffisante pour soutenir la relance, voire de créer des synergies avec d'autres canaux de distribution premium. La fenêtre pour déposer des offres de reprise devait se refermer autour du 16 septembre 2026.