Chaque été, les moustiques s'invitent dans notre quotidien... et avec eux, les démangeaisons. Face à une piqûre, le premier réflexe est souvent de se gratter. Pourtant, ce geste, aussi instinctif soit-il, est précisément celui qu'il faut éviter. Sur le plateau de Télématin, le médecin urgentiste Gérald Kierzek a expliqué pourquoi cette mauvaise habitude entretient les symptômes et a rappelé les bons gestes à adopter pour soulager la peau sans aggraver la réaction.
Pour Gérald Kierzek, le mécanisme est bien connu : "Se gratter après une piqûre de moustique, c'est un peu comme jeter de l'huile sur le feu, c'est un peu un cercle vicieux." En cause, la réaction naturelle de l'organisme après la piqûre. "Parce que quand on se fait piquer, il y a une petite injection de venin, généralement de toxine, et notre système immunitaire se met à réagir. (...) Ca devient boursouflé et rouge parce que notre organisme, pour se défendre, va libérer de l'histamine. Et c'est ça qui va créer sous la peau ce besoin irrépressible de se gratter", explique Gérald Kierzek, qui avait évoqué les bienfaits (ou non) des 10 000 pas par jour. Et de poursuivre : "Le problème, c'est qu'on abîme, qu'on déchire la peau avec nos ongles. L'organisme se sent agressé et libère encore plus d'histamine. D'où le cercle vicieux. (...) C'est ce qu'il ne faut pas faire."
Plutôt que de céder à l'envie de se gratter, Gérald Kierzek recommande plusieurs gestes simples. Le premier consiste à nettoyer la zone avec de l'eau et du savon afin de limiter le risque d'infection. L'application de froid, à l'aide d'un glaçon enveloppé dans un linge, permet ensuite de calmer la réaction cutanée. Si les démangeaisons persistent, une crème apaisante ou antihistaminique peut également être utilisée. En cas de gonflement important, surélever le membre concerné peut contribuer à diminuer l'œdème.
Si la plupart des piqûres de moustique restent bénignes, certaines situations nécessitent une consultation rapide. Il faut être particulièrement vigilant en cas de gonflement important ou qui continue de s'étendre, de difficultés à respirer, de malaise ou d'étourdissements. Ces symptômes peuvent traduire une réaction allergique sévère qui impose une prise en charge en urgence. Gérald Kierzek - qui avait tranché sur l'interminable débat à propos de la douche, à prendre le soir ou le matin - met également en garde contre certaines astuces largement relayées sur les réseaux sociaux. Dentifrice, alcool ou autres remèdes maison ne sont pas recommandés. Au contraire, ils risquent d'irriter davantage la peau sans soulager efficacement les démangeaisons. Mieux vaut donc s'en tenir à des gestes simples et éprouvés... et résister, autant que possible, à l'envie de se gratter.
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