À l'affiche ce mercredi 28 octobre sur France 4 avec la captation de son concert événement à l'Olympia, Bénabar célèbre vingt-cinq ans d'une carrière rythmée par ses refrains populaires. Mais dès que la scène s'éteint et que les tournées s'achèvent, c'est bien loin de l'agitation parisienne que le chanteur de 56 ans choisit de poser ses valises. Originaire d'Île-de-France, l'interprète du Dîner a jeté l'ancre sous la lumière du Sud il y a une décennie, aux côtés de sa femme Stéphanie et de leurs deux enfants, Manolo et Ludmilla.
C'est sur les hauteurs du Vaucluse, dans le village perché de Gordes, que la famille a déniché son coin de tranquillité. Régulièrement distinguée parmi les plus beaux villages du monde, cette cité minérale offre à l'artiste un cadre préservé où il passe désormais la majeure partie de l'année. Invité de l'émission Mon côté Sud, présentée par Carole Gaessler sur France 3, Bruno Nicolini, de son vrai nom, a ouvert avec générosité les portes de sa demeure traditionnelle. Une visite chaleureuse dans un quotidien où la convivialité et le partage prennent toujours le pas sur le calme des vieilles pierres.
Loin des résidences secondaires impersonnelles, la propriété de Bénabar respire la douceur de vivre provençale. Murs épais en pierres sèches, volets patinés par le soleil et jardin peuplé d'oliviers, dont l'un offert par ses amis pour ses 50 ans : la maison s'intègre parfaitement aux collines du parc naturel régional. L'artiste y a trouvé un lieu propice à la création, aménageant un studio de travail sur place où il compose et enregistre régulièrement ses maquettes au piano.
Interrogé par Carole Gaessler sur son attachement à cette terre d'adoption, le musicien ne cachait pas son enthousiasme : "Mon côté sud, c'est le Vaucluse, le Luberon et Gordes, le village où j'ai la chance d'habiter presque toute l'année. Je l'aime pour la nature, la lumière, l'architecture… et surtout pour les Gordiens !". Parfaitement intégré à la vie locale, le chanteur s'est engagé auprès des habitants en devenant le parrain du festival de musique Les Soirées d'été. Entre deux sessions d'écriture, il aime arpenter les ruelles du village, s'arrêter sur la terrasse du café associatif du Cercle républicain ou partager un verre avec les vignerons voisins. Chez les Nicolini, la vie au vert ne rime absolument pas avec solitude. La bastide est vite devenue le point de ralliement naturel d'une grande bande d'amis qui n'hésitent pas à s'arrêter sur la route des vacances. Passionné de cuisine et amateur de grandes tablées, le chanteur adore régaler ses invités sans compter.
Face aux caméras de France 3, Bénabar racontait cette joyeuse effervescence avec malice : "On est là depuis 10 ans, les enfants ont grandi en partie ici et puis comme c'est sur la route du sud, tous les copains montent ou descendent… Des fois, on est 70 dans la maison !". Pour Manolo et Ludmilla, grandir au rythme de ces retrouvailles a forgé des souvenirs précieux, ponctués de parties de pétanque, de déjeuners à rallonge et d'improvisations musicales dans le salon. Une ambiance de troupe qui rappelle directement l'univers chaleureux et sans prétention de ses morceaux.
Cette bulle vauclusienne permet à Bénabar de préserver un espace intime et d'aborder ses projets artistiques avec sérénité. Après avoir puisé son inspiration dans le Luberon pour façonner son onzième album, Le Soleil des absents, l'auteur-compositeur savoure le plaisir de retrouver les salles combles sans jamais perdre ses racines du quotidien. Ce mercredi soir sur France 4, les téléspectateurs auront l'occasion de découvrir cette belle complicité lors de la rediffusion de son concert capté à l'Olympia. Deux heures de chansons généreuses et d'échanges complices avec la salle, portées par un artiste qui sait comme personne célébrer les petits bonheurs de l'existence, sur scène comme sous le soleil provençal.