Carmen Kassovitz trace sa propre route dans le milieu. À 24 ans, la fille du réalisateur Mathieu Kassovitz tient en effet le premier rôle féminin de la nouvelle série originale Prime Video, Campus Drivers, disponible dès ce 6 novembre sur la plateforme. Adaptée des romans à succès de C.S. Quill, cette romance suit l'histoire de Lois, une jeune femme au caractère bien trempé qui, après une rupture, se retrouve à cohabiter avec Lane (incarné par Baptiste Masseline). S’ensuit évidemment alors une histoire friends to lovers que les fans des teen dramas vont assurément adorer.
Dans le cadre de la promotion de ce projet, Carmen Kassovitz s'est confiée à Ode sur la pression liée à son étiquette d'enfant de célébrités : “Il y a une pression qui est là mais c’est une pression différente.” Très lucide sur sa situation et sur la chance d'être née dans un environnement privilégié, elle refuse de jouer les victimes du terme “nepo-baby” : “Je suis la fille d’un Monsieur assez connu. Ça c'est vrai. Les nepo babies… [...] Je vois pas pourquoi je devrais m’offusquer de ça puisque que c’est la vérité. Moi je comprends l’agacement des gens peut-être, ou le terme nepo baby.” Avec une honnêteté rafraîchissante qui tranche avec les discours habituels, la jeune actrice poursuit : “J’ai entendu plusieurs fois ce truc de : "Non c’est aussi difficile même il faut qu’on travaille encore plus.". En fait, non c’est pas vrai. Ce n’est pas plus difficile. C’est plus facile.”. Une franchise d'autant plus bienvenue qu'en plus d'avoir un père célèbre, elle a grandi auprès d'une maman elle-même professionnelle du milieu.
Derrière le nom de famille Kassovitz se cache une autre figure : Julie Mauduech. Ancienne comédienne et costumière, elle s'était notamment illustrée au cinéma dans les années 90 en incarnant le rôle féminin principal du film Métisse de Mathieu Kassovitz, ainsi que par une apparition mémorable dans La Haine, avant que le couple ne se sépare. Loin d'être une inconnue pour les initiés, cette dernière s'est ensuite consacrée à la transmission de son art.
Pour le média Ode, Carmen Kassovitz se remémorait avec tendresse cette imprégnation précoce : “Moi, ma mère est professeure de théâtre, je joue avec elle depuis que je suis toute petite. Donc au-delà de mon père, j’ai toute ma famille depuis des générations qui est dans l’artistique.” Une complicité mère-fille qui s'invite naturellement dans la préparation de ses projets. En effet, comme elle l'a confié au quotidien Nice-Matin, chez Carmen Kassovitz, le cinéma est avant tout une histoire de transmission. Pour peaufiner son jeu et travailler la finesse de ses personnages, c'est en priorité vers sa mère qu'elle avoue se tourner.