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Charlie Hebdo : L'hommage de Karl Zéro à ses ''incroyables aînés''

Karl Zéro
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Karl Zéro

Une marée humaine historique. Hier, dimanche 11 janvier, près de 4 millions de Français ont défilé contre le terrorisme dans tous le pays, quelques jours après les effroyables attentats contre Charlie Hebdo et à la porte de Vincennes. Une marche républicaine impressionnante, notamment à Paris, où de nombreux chefs d'État ont également défilé aux côtés de François Hollande, mais à laquelle auraient pu s'ajouter encore plusieurs milliers de Français, malades, au travail ou loin du pays.

C'est le cas de Karl Zero, touché de plein fouet par la tuerie de Charlie Hebdo, en tant qu'ancien complice du journal satirique. On l'oublie en effet parfois, mais l'ancien animateur du Vrai Journal avait débuté en tant que dessinateur. D'abord dans le fanzine Jalons, quand l'ex-pilier de Canal+ écoutait plus de punk que de calypso, puis dans Métal hurlant et L'Écho des savanes. Hier, il aurait dû être là, à défiler entre la place de la République et celle de la Nation, s'il n'était pas actuellement au Mexique. C'est de là-bas que l'animateur a pris la plume pour exprimer toute sa tristesse face à ces événements. Sans en perdre son humour.

Voici son texte, également publié tel quel par le Huffington Post :

"Où est Charlie ?

Parfois l'éloignement peut avoir du bon, mais là... il est cruel.

Je suis au Mexique, le paradis des Narcos qui massacrent des étudiants sur ordre des pouvoirs publics, et depuis deux jours j'assiste -hébété- à l'enfer dans lequel est entré mon pays.

Le plus sidérant, c'est que les premières victimes de cette guerre contre un ennemi invisible -qui en aucun cas n'est l'Islam - ce sont des gens que je connaissais de très longue date, et à qui notre "génération Canal+" doit énormément.

Quand je dis ça je pense évidemment à Wolinsky et à Cabu, et je me revois, j'ai 18 ans, je me dis : où est Charlie? Et voilà que je viens zoner à Charlie Hebdo pour essayer de placer mes petits dessins...

Ils étaient attirants et accueillants, ces mecs, il flottait là-bas un air de liberté paillarde, de gauchisme gaulois. Ce journal était fait par des gens fins qui jouaient aux lourdauds, qui vivaient de leur art et de leur intelligence en se marrant. Le rêve.

Avec Hara-Kiri, ils avaient inventés le style décapant, pas fait d' audaces de tout repos comme on en voit tant aujourd'hui. Ils nous ont vraiment ouvert la voie, comme Coluche - dont ils furent d'ailleurs les seuls à soutenir la candidature foutraque en 81.

Si ces incroyables aînés n'avaient pas tout osé, il est clair qu'on serait rentré dans le rang et qu'on aurait fait autre chose de nos vies. Enfin, pas islamistes, quand même.

Leurs dessins m'ont appris pour qu'on pouvait parler radicalement d'actualité, et dire tout haut ce qu'une certaine tradition journalistique ne permet pas souvent : la vérité. En clair, que si on avait un avis -même limite- on pouvait l'émettre, même sans carte.

Chez moi, ça a donné des sketchs radio, télé, puis comme eux j'en suis arrivé à la conclusion que l'ironie ne suffisait pas toujours, et qu'il fallait aussi raconter, expliquer, montrer les coulisses pour comprendre. Ca a donné le Vrai Journal, et la suite.

Après, je n'ai pas toujours d'accord été avec leurs successeurs, je trouvais que continuer à taper sur les religions, ça faisait un peu daté, convenu, voire même politiquement correct...

Mais en fait, non.

Leurs assassinats absurdes le prouvent aujourd'hui. C'est dur d'être tués par des cons...

Car c'est le premier degré qui tue. Eux qui se disaient "bêtes et méchants" ont trouvé réellement plus bêtes et plus méchants. Quand je pense qu'ils ont demandé "où est Charlie"...

Donc, Desproges avait raison: on ne peut toujours pas rire de tout avec tout le monde.

Je me demande s'il arrive aux deux frères présumés coupables, qu'on traque au moment ou j'écris, de rire et si oui, de quoi ? Qu'est ce qui peut bien amuser ces deux présumées ordures?

Si ça se trouve, gosses, ils regardaient Cabu au Club Dorothée.

Quelle peut bien être leur sens de l'humour, à ces caricatures de djhadistes?

D'ici, j'ai observé toutes les réactions. La plus réjouissante, celle qui doit bien faire marrer nos douze amis- du haut du ciel ? - c'est de voir toutes celles et ceux qu'ils ont éreintés depuis des lustres se succéder sur les plateaux pour leur ériger une statue, et nous expliquer que cette liberté de ton, qui les horripilait depuis toujours, est le pivot central de notre démocratie !

Ces mêmes "décideurs" politiques feraient mieux de se remettre en question: en laissant délibérément une partie de la jeunesse française pourrir sur pieds, est ce qu'ils ne l'ont pas poussé vers la sortie, vers l'islamisme?

Quel modèle de substitution lui a- t- on proposé ? Quel intégration ? Quel boulot ? Quel avenir ?

Combien de plans "urgence banlieues", comme autant de poudre aux yeux?

Et puis, faut-il vraiment claironner sur les toits chacune de nos interventions militaires, ici où là , contre les islamistes -interventions dont au passage le bien-fondé reste encore à préciser- et s'étonner ensuite des retours de bâton ? Ils gagneraient tant à se taire.

Dans tout ça, elle est où, la République ? Je ne suis pas certain qu'elle soit très Charlie...

La France, c'est le pays qui sait dire non. A chaque fois qu'elle a su dire non, elle est redevenue la France. Puisse ce massacre fou lui permettre de se réveiller, de dire non à la barbarie et à la peur bien sûr, mais aussi à tant de de lâcheté à tous les étages, et de redevenir la France.

Reste une question : laissons ces "politiciens tarés et ces affairistes sans honneur", comme disait le Général, jouer leurs rôles en "étant Charlie", en décrétant deuil national et drapeaux en berne, et en s'empaillant pour savoir s'ils doivent défiler avec Madame Le Pen, pour la poser : dans tout ça, que devient l' humour à la Charlie?

Je scrute l'horizon, et je vois que là, plus personne n'ose rire. Peut on rire de tout ? Tout Charlie hurlait oui...C'est ubuesque : on va tous descendre dans la rue pour défendre notre liberté de rigoler, mais en attendant, plus personne ne rigole... Où est Charlie?

Il y a une très jolie expression, pour décrire cette situation, c'est "avoir la force d'en rire". Nous devons impérativement l'avoir. Wolinsky, Cabu et les autres, là où il sont, ils l'ont. Ils sont déjà autour de leur table, la conférence bat son plein. Quelle Une vont-ils pondre?

Marine en colère : Pour une fois qu'on peut manifester contre les arabes, je suis pas invitée ?

Nabilla fait sa pancarte : je suis Charlly

Enfin une revendication de l'attentat, mais anonyme : c'était un appel mosquée...

Et finalement, unanimité autour de Wolinsky, qui s'est dessiné arrivant tout nu au paradis: Prophète, je peux bénéficier des 70 vierges avant mes potes ?"

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