Aux immeubles sans fin et aux voitures de luxe de Monaco, elle préfère parfois le calme et le charme de Saint-Rémy-de-Provence. Deux endroits très différents pour Charlotte Casiraghi, mais qui ont eu la même influence sur sa vie, son éducation et son héritage familial. Pendant dix ans, la fille de Caroline de Monaco a vécu dans ce village pittoresque de Provence, à moins de 300 kilomètres du Rocher, avec sa famille. C'est en effet dans une bergerie du XVIIe siècle que la princesse s'est réfugiée après la mort de son premier mari, Stefano Casiraghi.
Loin du tumulte monégasque, donc, elle a offert une enfance plus calme à ses enfants. De jeunes années qui ont forgé le caractère de Charlotte Casiraghi et dont elle parle aujourd'hui avec beaucoup d'émotions. "Je revois encore tous ces troupeaux de moutons autour de la maison que l’on croisait dès qu’on allait se promener. Cela résonne encore et me manque beaucoup", confiait au Grand Continental la maman de deux enfants, nés de ses amours passées avec Gad Elmaleh et Dimitri Rassam.
Grandir à Saint-Rémy-de-Provence a aussi permis à Charlotte Casiraghi de développer "une autre perspective", "un autre ancrage", "qui ont été déterminants" dans sa vie. Pourtant, son arrivée dans ce village a été "un peu rude". "Forcément, à cet âge, les changements de la sorte ne sont pas toujours simples", analyse la passionnée de peinture. Il lui a fallu quelque temps pour s'adapter, et sa scolarité dans le public, avec un "mélange des cultures et des nationalités", l'a beaucoup aidée à s'intégrer.
"Si j’étais allée en pension en Suisse ou en Angleterre, dans un cadre plus uniforme et plus à l’image de mon milieu d’origine, je ne serais pas la même personne", révèle volontiers Charlotte Casiraghi à nos confrères. Reconnaissante du choix osé de sa mère, elle garde aujourd'hui des souvenirs intenses de ses années passées en Provence. Même si elle a dû la quitter vers 14 ans. "Une déchirure", raconte-t-elle.
De retour à Monaco avec la famille princière, elle garde tout de même des attaches intenses avec sa deuxième maison. D'abord avec sa "meilleure amie", dont la maman était sa "professeure de piano". Mais aussi un besoin viscéral de retourner sur les traces de son enfance. Car Charlotte Casiraghi s'y rend souvent avec ses proches. Un "lieu de vacances" forcément particulier, "plein de souvenirs" et qui lui "procure un sentiment d'apaisement".
Quand elle se balade dans les rues de la ville à la recherche des commerces qu'elle fréquentait, Charlotte Casiraghi voit "les effets du temps, de l'usure, les transformations urbaines" et a parfois l'impression de ne plus retrouver l'endroit de son enfance. Malgré ces changements inévitables et la distance géographique qu'elle subit, Saint-Rémy-de-Provence reste avant tout son "refuge", où elle se sent "très protégée".
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