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Christian Vadim, rencontre : Son métier, l'amitié, sa mère Catherine Deneuve...

Près de dix ans après sa première représentation, la pièce écrite par Philippe Lellouche, Le Jeu de la vérité, sort en salles. Un long métrage qui nous permet de retrouver, outre monsieur Lellouche, les trois acteurs du spectacle qui a cartonné sur les planches : Vanessa Demouy, qui n'est autre que sa femme également, David Brécourt et Christian Vadim. Ce dernier s'est retrouvé face au micro de Purepeople.com pour une interview en toute décontraction, où il a pu parler de son amour pour son métier, de son amitié avec ses collègues du Jeu de la vérité et de son parcours, lui qui n'est autre que le fils de Catherine Deneuve et Roger Vadim. Heureux aux côtés de la chroniqueuse Julia Livage (ils ont deux filles, Lou, 3 ans et demi, et Mona, 2 ans), il est également papa d'Igor, dont la mère est Hortense Divetain. Rencontre avec un homme épanoui et serein.

Le succès de la pièce ''Le Jeu de la vérité''

"J'étais au théâtre il y huit ans avec d'autres copains et Philippe [Lellouche] m'avait montré ce qu'il était en train d'écrire. J'ai trouvé que c'était d'une modernité formidable. Je suis allé voir ceux avec qui je jouais pour leur expliquer que je devais les abandonner parce que j'avais rencontré une écriture vraiment incroyable. J'ai fait le pari de changer de cheval en cours de route. Je connaissais Philippe, on avait déjà travaillé ensemble en tant que comédiens, on se connaissait et c'est pour ça qu'il est venu me proposer la pièce. Donc j'avais déjà senti la modernité d'écriture. Ensuite le succès de cette pièce, au départ, on n'a pas très bien compris. Après, avec le temps et le recul, on peut dire qu'il y a une alchimie entre nous trois, les trois garçons et puis la fille en pivot. L'alchimie s'est faite, indépendamment de nous, on ne l'a pas inventée. Au départ, on a fait semblant d'être amis, et les spectateurs se disaient, "ah mais oui bien sûr qu'ils sont amis. C'est trop sympa, viens, on monte sur scène et on va manger des pizzas avec eux". Aujourd'hui, on n'a plus à faire semblant, ça fait dix ans qu'on bosse ensemble. On part même en vacances ensemble. Le succès de cette pièce, c'est donc l'écriture et c'est avec trois potes qui s'adorent. Les valeurs qui sont défendues, l'honnêteté, le respect... - bon après, c'est une comédie on déconne avec tout ça -, ce sont des choses que les gens ont envie de voir et d'entendre."

L'adaptation au cinéma

"Pour moi, c'était une bonne idée. Il y a huit ans, une copine productrice était venue me voir pour me demander pourquoi ne pas en faire un film. Je l'ai présentée à Philippe, elle a acheté les droits, ça a été vendu à Luc Besson (EuropaCorp), mais on n'a pas réussi à le faire, à le monter. C'était trop compliqué. On voulait le faire tous les quatre, point barre, alors qu'on nous parlait de prendre d'autres acteurs, plus connus. Mais c'était notre bébé.

La différence entre le film et la pièce, c'est que, comme une caméra s'approche ou s'éloigne de nous, on s'est rendu compte qu'en plus de la comédie, il y avait beaucoup de tendresse et d'émotion à capter. Ça, avant de faire le film, on ne le savait pas, même si on pouvait s'en douter. Personnellement, mon film préféré c'est La vie est belle de Frank Capra, du rire, de la comédie, de la tristesse... C'est le genre de film que j'ai envie de voir et envie de faire. Je sais qu'on ne décevra pas nos spectateurs."

Le personnage

"Il y a un petit peu de tout. C'est un personnage naïf, à l'extrême. Moi, je le suis un peu. C'est un personnage qui a des coupures, j'en ai, pas aussi fortes [rires]. On prend des choses, on invente. Il est inspiré d'un ami de Philippe, un commercial qu'il connaît depuis l'enfance. J'ai pris un petit peu de moi pour le personnage et on a vu que ça marchait. Les personnages de Philippe et David s'imbriquaient parfaitement. Maintenant, l'avantage quand Philippe écrit, il nous entend. Il a déjà la musique, il sait qu'on va dire les vannes comme ça. C'est très agréable pour tous. On travaille toujours dur, mais le costume nous va parfaitement."

Sa carrière

"Inconsciemment, peut-être que ça m'arrangeait de faire du théâtre plutôt que du cinéma [pour se démarquer de ses parents Roger Vadim et Catherine Deneuve, NDLR]. La première fois que je suis monté sur scène devant un public qui avait payé ses places, - deux pièces de Cocteau, Le Menteur et Le Bel Indifférent -, je me souviens de cette adrénaline, de mes jambes qui tremblent et puis tout d'un coup, le bonheur, la peur qui s'efface, toutes ces sensations que je n'avais jamais eu en tournant pour la télévision ou le cinéma. Et il est vrai que je me suis senti toujours mieux sur scène qu'au cinéma ou à la télévision. Là maintenant, depuis dix ans que je tourne avec mes potes, ça a changé. Au cinéma, j'ai atteint une dextérité, une aisance, une assurance, une maturité, qui fait que je souffre moins alors qu'avant je souffrais. Tandis qu'au théâtre, je n'ai jamais souffert. C'est pour ça que j'ai toujours fait beaucoup de théâtre. J'ai dejà fait des films avec Pascal Thomas, Raoul Ruiz, Benoît Jacquot... et j'espère que maintenant, on me proposera plus de rôles au cinéma."

Ses parents, Catherine Deneuve et Roger Vadim

"Ma mère ne voulait pas que je fasse du cinéma tout court. À l'époque, j'étais en fac de droit. Mon père est arrivé des États-Unis en me proposant de gagner un peu de sous l'été en étant assistant de casting, j'étais derrière la caméra et je donnais la réplique à des acteurs. Et puis mon père a trouvé ça pas mal et il m'a dit, 'tu ne veux pas jouer dans mon film ?' Ma mère a senti que mon père arrivait les bras chargés de cadeaux, qui n'étaient pas forcément des jolis cadeaux, ou qui pouvaient être empoisonnés... Quand vous êtes mère, vous vous inquiétez. Elle connaissait la dureté de ce métier. Elle en avait vu plein qui étaient comédiens et qui ont disparu de la circulation, voire qui sont morts. Là, on ne voit que la belle partie de l'iceberg immergée, - regarde il va au Festival de Cannes -, mais c'est 3% de la population.

Je sais qu'arriver au stade de ma mère, ce n'est pas forcément très sympathique. Il faut renoncer à beaucoup de choses pour être une star et ce n'est pas quelque chose que j'ai visé. Moi, ce que je souhaitais, c'est être suffisamment connu pour choisir ce que je vais faire. Enfant, c'était terrible. Je marchais vingt mètres devant ou derrière ma mère, c'était infernal. Quand vous avez vécu ça, vous avez beaucoup de recul sur les choses. Je ne sais pas si j'étais mieux armé, parce que l'expérience, vous savez, c'est comme une lanterne accrochée dans le dos, elle éclaire le chemin déjà parcouru... Quand j'étais jeune, je ne comprenais pas qu'on puisse me juger alors qu'on ne m'avait jamais vu. 'Il n'est pas bon, il n'est pas bien, il est trop grand'... Je ne comprenais pas qu'on me juge alors qu'on ne m'avait jamais rencontré. Pourquoi parlent-t-ils de moi comme ça ? Avec le temps, on se protège. Donc pour en revenir à ma mère, je pense qu'elle a eu peur pour moi. Et puis ça a dû la faire un peu chier de voir mon père débarquer alors qu'il ne s'occupait pas beaucoup de moi, et me mettre le pied à l'étrier."

Ses projets

"Avec Philippe, Vanessa et David, on prépare la pièce L'Appel de Londres, trois exilés qui se retrouvent. Pour le cinéma, tout dépend du Jeu de la vérité. Si le film cartonne, je sais qu'avec les copains, on part directement vers l'adaptation d'une autre pièce. Ça fait dix ans qu'on est ensemble, on se raconte des histoires, on invente des sujets, des histoires, on en a des mille et des cents !

Il y a cette histoire d'alchimie qui s'est transformée en amitié, puis on s'est rendu compte qu'on était beaucoup plus fort à quatre que chacun de son côté. On a réussi à ouvrir beaucoup de portes en étant quatre."

Samya Yakoubaly

"Le Jeu de la vérité", en salles le 22 janvier

Interview exclusive, ne pas reprendre sans la mention Purepeople.com

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