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Christophe Dominici : "On t'a retrouvé gisant sur le dos", la lettre poignante de son père

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Christophe Dominici : "On t'a retrouvé gisant sur le dos", la lettre poignante de son père
La biographie "Bleu dans l'âme" consacrée à Christophe Dominici vient d'être rééditée. Elle est préfacée par son père, Jean Dominici, qui s'adresse à lui dans une lettre poignante.

La mort de Christophe Dominici, survenue le 24 novembre 2020, suscite encore une vive émotion. La douleur est ravivée par une lettre poignante du père de l'ancien rugbyman. Jean Dominici s'adresse à son fils décédé dans la préface de la réédition de sa biographie, Bleu à l'âme.

Cette réédition est sortie ce jeudi 25 février 2021, trois mois et un jour après la disparition de Christophe Dominici. En préface, son papa Jean Dominici, vu en larmes lors des obsèques du 2 décembre, lui a écrit. Il commence son témoignage par le sentiment qui l'anime aujourd'hui : "J'ai su que Max [Guazzini, président du Stade Français où Christophe Dominici a évolué, NDLR] était venu te rendre visite ce matin, au cimetière de la Ritorte, à Hyères où tu reposes avec ta soeur, Pascale [morte à 24 ans, dans un accident de voiture, au printemps 1986, NDLR]. Ta mère y va tous les jours ; moi, tous les deux jours, j'ai du mal."

"Quand je peux, j'écris. Cela me fait du bien. J'encourage ta mère à en faire autant, mais elle est plus hésitante, poursuit Jean Dominici. Je la vois écrire quelques mots, puis s'interrompre. Elle me lit à voix haute : 'Christophe, c'était un homme qui avait besoin d'amour...' Puis elle enchaîne : 'Christophe, tu ne te plaignais jamais, mais tu plaignais les autres, si bien que ta souffrance à toi, au plus profond de mon coeur, je l'ai sentie trop tard, beaucoup trop tard.' Je comprends que nous allons avoir du mal à nous défaire de notre culpabilité. [...] Ne plus te voir. Ne plus t'entendre. C'est dur. On m'a enlevé ta soeur et c'est une partie de moi-même qui est partie avec elle. Maintenant, on m'enlève la moitié qui me faisait vivre et plus rien n'a de sens."

Jean Dominici revient ensuite sur la journée du drame, le 24 novembre 2020 : "J'ai aussitôt appelé le premier fiancé de Pascale, qui m'a tout de suite conduit chez toi à Boulogne-Billancourt. Nous sommes arrivés à 2 heures du matin. Loretta [Denaro, la veuve de Christophe Dominici, NDLR] était réveillée, mais les petites [leurs filles Kiara et Mya, âgées de 14 et 11 ans] avaient réussi à s'endormir. Elle m'a dit tout de suite qu'elle ne croyait pas à la thèse du suicide. Qu'elle était follement inquiète pour toi, la maladie t'envahissait, te privant de sommeil, et que quand tu parvenais à dormir un peu, ton repos était perturbé par des cauchemars. Des histoires de poursuites, d'agressions dont tu te sentais victime."

On t'a retrouvé sur le sol. Mort sur le coup, mais gisant sur le dos.

"Quand je n'écris pas sur toi, je te relis. À la recherche d'un détail qui, au regard de ce qui est arrivé le 24 novembre 2020, à 14 heures, dans le parc de Saint-Cloud - et qui pour l'instant reste un mystère - pourrait apporter un début d'explication, écrit-il ensuite. Pourquoi as-tu basculé du haut d'un édifice du parc de Saint-Cloud depuis lequel tu pouvais voir ta future maison, à Sèvres ?"

L'auteur de la lettre révèle ensuite : "On t'a retrouvé sur le sol. Mort sur le coup, mais gisant sur le dos. Pas face contre terre comme quelqu'un qui se jette volontairement dans le vide. Ton corps n'était pas disloqué, ton visage pas abîmé. Tes ongles seulement semblaient avoir été arrachés, comme si tu avais tenté de te rattraper. (...) Le décès a été confirmé officiellement à 15 h 05. Les 'Petites' étaient à l'école." La vie des Dominici a basculé. La mort de Christophe a ému le monde du sport, et l'ex-athlète a reçu des milliers d'hommages. Une démonstration d'amour qui contraste avec le sentiment "d'avoir été sali" que ressentait le défunt, depuis l'échec de son projet de rachat du club de rugby de Béziers.

Tu t'es investi corps et âme, en faisant confiance à de mauvaises gens...

"Je confirme que ce qui t'a fait le plus mal, c'est en effet l'échec de la reprise du club de rugby de Béziers, projet dans lequel tu t'es investi corps et âme, 24h/24 en faisant confiance à de mauvaises gens qui t'ont fait rêver et t'ont abandonné. Et je comprends que tu l'aies si mal vécu, explique Jean Dominici. Toi le gagneur, tu t'es senti battu, mais pas à la régulière, plutôt sur un coup tordu que tu n'as pas senti venir. Moi non plus d'ailleurs. Le dernier texto que je t'ai envoyé concernait la manière d'appréhender les échecs. J'avais écrit : 'Le père de Joe Biden lui a toujours dit (car tu sais qu'il a eu beaucoup de malheurs dans sa vie) : 'Champion ! La mesure d'un homme n'est pas la fréquence à laquelle il tombe, mais la vitesse à laquelle il se relève', et moi, je te dis pareil, mon chéri. Je t'aime... Papa.' Ta réponse : 'Je t'aime, Papa'".

Jean Dominici conclue : "Christophe, tu t'es cru abandonné, mais en fait tout le monde t'aimait et te respectait."

Retrouvez la lettre de Jean Dominici et les témoignages de Yann Delaigue, Fabiel Galthié, Max Guazzini et Bernard Laporte dans la réédition de Bleu à l'âme, aux éditions Cherche Midi.

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