Charles Spencer a décidé de revenir ouvertement sur son quotidien avec Lady Diana. Le 22 septembre dernier, il a publié ses mémoires intitulées Swan Song: Diana, My Sister, soit Le chant du cygne. Diana, ma sœur en français. Parmi ses nombreuses révélations, parfois explosives, nombreuses sont celles qui ont retenu l’attention. Il y a celle qui concerne la personnalité de Lady Diana. Charles Spencer indique notamment qu’elle souffrait d’un TDAH, un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Selon ses propos, la princesse présentait des symptômes associés à ce trouble depuis sa plus tendre enfance. “Son institutrice de maternelle avait remarqué que ‘sa capacité de concentration était courte, quelle que soit l’activité’”, a-t-il indiqué.
Il précise notamment que Lady Diana avait beaucoup plus de mal à se concentrer lorsque cela impliquait un apprentissage passif. “Quand elle s’ennuyait, elle se levait de son pupitre sans même s’en rendre compte ; elle avait aussi l’habitude de couper la parole aux autres pour finir les phrases à leur place”, peut-on lire. Les choses ne se seraient pas arrangées à son entrée au pensionnat de Riddlesworth Hall en 1971. Ses premiers bulletins auraient mis en avant sa fâcheuse tendance à “s’agiter en classe”. Son institutrice de l’époque aurait même souligné une attitude fuyante : “Elle renonce beaucoup trop vite face aux difficultés et se réfugie dans un monde à elle.”
Le plus triste dans ces révélations est l’impact que ce trouble aurait eu sur la vie de Lady Diana une fois adulte et médiatisée. Charles Spencer explique qu’il est convaincu que la princesse souffrait également d’une dysphorie de sensibilité au rejet (DSR), un symptôme très souvent associé au TDAH. Ce mal méconnu l’aurait condamnée à “éprouver une souffrance émotionnelle intense face au rejet ou à la critique”, peut-on lire. Une hypersensibilité à fleur de peau qui, selon lui, expliquerait en grande partie l’immense détresse et la vulnérabilité de Lady Diana face à l’acharnement médiatique et aux critiques dont elle a été la victime.
Dans ses mémoires, Charles Spencer s’en prend également ouvertement à Charles III. Il reproche au souverain d’avoir été “d’une jovialité insouciante” au lendemain de la mort de son ex-femme. “On aurait cru qu’il avait gagné au loto”, a écrit le frère de Lady Diana, ajoutant : “cet événement pourrait lui apporter la liberté d’épouser la femme qu’il aimait”. De son côté, c’est dans un communiqué publié par Buckingham Palace que Charles III répond à ces accusations. “Charles III est conscient que la douleur d’un deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et altérer les souvenirs d’une manière que les autres ne perçoivent pas, même de nombreuses années après une telle perte”, a-t-on pu lire. Des mémoires qui font couler beaucoup d’encre et qui rappellent celles publiées par le prince Harry il y a quelques années.