Dans le film Le Roi du Game, avec également Alexandra Lamy, Éric Judor interprète Alexandre. Prêt à tout pour renouer le dialogue rompu avec sa fille, ce père de famille infiltre l’équipe d’un jeu de rôles médiéval-fantastique se tenant en pleine nature et auquel son enfant participe. Déguisé en elfe, avec de belles oreilles pointues, Alexandre va découvrir un univers dont il ne soupçonnait pas la richesse et se reconnecter à ses propres rêves... Non content d’en être la tête d’affiche, le complice de Ramzy Bedia met en scène ce long-métrage. C’est sa quatrième réalisation après Seuls Two (2008) La Tour de contrôle infernale (2016) et le très culte Problemos (2017). Il a déjà mis en scène des publicités et des épisodes de sa série Platane sur Canal+. Mais Le Roi du Game revêt une dimension plus personnelle car il repose sur une relation qui lui tient particulièrement à cœur : celle d’un père avec sa fille.
À 58 ans, Éric Judor est papa de pas moins de cinq enfants : deux filles (nés d'une précédente relation) et trois garçons. Le 29 octobre 2016, il se mariait avec la mère de ses garçons à Terre-de-Haut en Guadeloupe, d’où est originaire le père de l’acteur-réalisateur et scénariste. Deux ans après, le couple avait le bonheur d’accueillir des jumeaux, ses quatrième et cinquième rejetons donc. En 2022, dans Quotidien sur TMC, il confiait que la vie à la maison était parfois éprouvante : "C'est dur, c'est le chaos et c’est très bruyant." Il ajoutait que son humour ne passait pas toujours auprès de sa progéniture : "Les enfants n'ont pas de second degré. Ma grande fille l'a appris à ses dépens, malheureusement, elle, c'est raté. Mais tout le reste des enfants, ils ont un père qui fait du premier degré sympa, alors que la première elle a pris des vannes hardcore." Cette grande fille se prénomme Jana et a 25 ans. Il faut croire qu’elle n’en veut pas à son paternel puisque, professionnellement, elle suit ses traces !
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Réalisatrice et scénariste, la jeune femme a d’abord exercé comme photographe de mode. En 2024, Jana a réalisé une publicité pour le Pass Colo du gouvernement. Surtout, cette année-là, elle présentait L'échauffement, son premier court-métrage. Il a reçu le prix de la meilleure interprétation masculine au Nikon Film Festival, dont Éric Judor fut juré en 2021. L'échauffement a, en outre, terminé septième de la sélection officielle du festival Ptit clap. Le film raconte l’histoire du jeune Samir qui veut déclarer sa flamme à celle qu'il aime. “Submergé par l’émotion et l’impatience, le jeune homme se confie à la personne qui compte le plus pour lui, le temps de vérifier auprès d'elle l’efficacité de ce plan si bien élaboré”, explique le pitch. Cette première œuvre est produite par 4 Mecs en baskets, la société de production d’Éric, qui a cofinancé ses comédies Double zéro, Les Dalton ou Halal Police d’État.
Concernant la trajectoire de ses enfants, le natif de Meaux (Seine-et-Marne) confiait sa philosophie au magazine Télé-Loisirs en 2024 : "Je n’encourage personne, mais je soutiens. S’ils ont envie d’aller dans ce milieu-là et qu’ils ont des choses à raconter, et non pas juste parce que papa fait ça, avec plaisir. Je suis très fier de ma grande fille, qui a écrit son premier court métrage et a été sélectionnée dans les 50 du Nikon Film Festival pour sa première réalisation. Sur 2800 courts métrages, c’est bien !" D’autant plus que Jana a transformé l’essai l’an dernier avec la co-écriture du court Audience. Il a reçu le prix Konbini de l’originalité et de la créativité au même Nikon Film Festival. Reste à savoir si le reste de la fratrie va suivre ses traces. Le générique du Roi du Game fournit un premier élément de réponse puisque sa petite sœur, Luna, y est créditée comme assistante costumière. “J’ai ce truc-là de me dire que le plus beau, c’est d’avoir une famille avec des enfants unis, où tout le monde s’aime, genre farandole de la joie, déclarait Éric en 2023 à Télé 7 Jours. J’ai ce fantasme impossible à atteindre : j’ai compris tardivement qu’il fallait affronter et jongler avec les personnalités de chaque enfant, et j’en ai cinq !” Les prochaines années s’annoncent joyeuses et agitées pour l’inoubliable Aymé Césaire de la série H.