Il y a quelques jours, le 20 août 2026, Fabrice fêtait ses 85 ans. Figure incontournable de la radio et de la télévision dans les années 70 et 80, l’animateur a marqué plusieurs générations avec La Classe, Intervilles ou encore Les Jeux de 20 heures. Mais derrière ce prénom devenu célèbre se cache un nom de famille qui l’est tout autant. Et pourtant, Fabrice a toujours refusé de s’en servir publiquement.
François Simon-Bessy, de son vrai nom, débute à la radio à 25 ans. Après avoir abandonné des études de droit, il entre à RTL grâce à Roger Kreicher, alors directeur des programmes. Il y anime La Case au trésor, une émission de jeux diffusée le midi. En parallèle, il rêve de chanson et de cinéma et choisit alors le pseudonyme de François Fabrice.
Le prénom Fabrice n’a rien d’anodin. Grand amateur de Stendhal, il est notamment séduit par le personnage de Fabrice Del Dongo. Lorsqu’il arrive sur RTL, la station lui conseille toutefois de modifier son nom pour éviter la confusion entre ses activités de chanteur et d’animateur. Il opte alors pour Fabrice, un pseudonyme qui ne le quittera plus.
Mais ce changement de nom répond aussi à une volonté très personnelle. Son père, René Simon, a créé le célèbre Cours Simon. Son beau-père, Maurice Bessy, était de son côté un journaliste de cinéma reconnu, devenu directeur du Festival de Cannes. Autant dire que Fabrice avait un nom et un entourage susceptibles de lui ouvrir des portes.
Il a pourtant fait exactement l’inverse. "Ce que je voulais surtout, c’était que mon nom d’artiste ne doive rien à ma famille", expliquait-il en décembre 2024 sur ICI. L’animateur ne voulait surtout pas que son parcours soit associé à celui de ses proches. "Ma famille ne voulait pas que je fasse ce métier, car ils en connaissaient les pièges", racontait-il. Son objectif était donc de faire ses preuves sans bénéficier de cette prestigieuse filiation. "Alors, pour prouver que je pouvais réussir seul, j’ai choisi un nom anonyme."
Une stratégie qui semble avoir porté ses fruits. De 1965 à 2000, Fabrice devient l’une des voix emblématiques de RTL et anime de nombreuses émissions à succès. À la télévision, il s’impose avec La Classe, Intervilles, Sexy Folies ou encore Les Jeux de 20 heures. Son ton décontracté et son humour en font rapidement une figure populaire du paysage audiovisuel français.
Au début des années 2000, Fabrice se fait plus discret. Il revient toutefois ponctuellement grâce à Laurent Ruquier, notamment dans On n’demande qu’à en rire puis dans Les Grosses Têtes. Désormais installé en Suisse, il garde un souvenir très fort de ses années à l’antenne.