Fabrice Luchini a une nouvelle fois opté pour la franchise. L’acteur revient sur les écrans avec le rôle principal du film Victor comme tout le monde. Pour cette occasion spéciale, il enchaîne les interviews et s’est confié face à Guillaume Pley. Dans l’émission Legend ce mercredi 11 mars, Fabrice Luchini est revenu sur de nombreux sujets, notamment la capitale française. “Paris, vous aimez toujours ?”, a demandé le journaliste. Ce à quoi le principal concerné a répondu : “Non, vraiment plus” avant de s’en prendre ouvertement à Anne Hidalgo : “Je ne sais pas ce qu’elle a fait. Je suis très très déçu par la puissance et la volonté politique, ça, elle donne des leçons. La place de la République, c’est Staline, c’est du non-végétal, on se croirait chez Staline”.
Fabrice Luchini avait beaucoup de choses à dire. “Je sais pas. C’est mon âge aussi, c’est l’âge aussi qu’il vient peut-être le prêtre et nous menace du pire, disait Céline. On a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà”, poursuit-il. Et concernant les décisions prises par la maire de Paris, l'acteur déclare ne pas les comprendre. “Mais non, il y a quelque chose qui est intéressant à analyser, c’est pourquoi elle a séparé les gens autant”, se demande-t-il avant de citer des exemples : “Pourquoi elle a mis en avant que les vélos, en écrabouillant les gens âgés, en écrabouillant les piétons et en méprisant les voitures. Là, elle ne l’a pas réussi, elle a réussi pour son électorat qui est enivré”, lâche Fabrice Luchini.
Dans la suite de sa prise de parole, l’acteur ajoute : “Mais pourquoi certains s’arrêtent au feu rouge ? Elle est socialiste. Socialiste, c’est donc un sens de la justice. Pourquoi on leur offre la possibilité de transgresser et de ne pas avoir les mêmes codes que tout le monde ?”. Fabrice Luchini n’hésite pas à affirmer ensuite qu’aucune réponse ne lui a été apportée. Toutefois, il confie avoir sa petite idée. “Parce que c’est du bakchiche. Puisque tu ne pollues pas, il faut bien te donner une récompense. Ça se défend”, a-t-il déclaré avant d’ajouter : “Cette récompense, c’est que tu vas plus vite que tout le monde”.
Fabrice Luchini ne mâche pas ses mots. S’il affectionnait profondément Paris avant, ce n’est plus le cas maintenant et il le dit ouvertement. “Mais elle a réussi quelque chose d’étonnant, c’est qu’il n’y a plus de bagnoles, il n’y a plus de boutiques”, lance-t-il avant de poursuivre : “Moi, j'habite le 18ème, tout est fermé. Je ne dis pas que c’est bien d’être boutiquier. Peut-être que les mecs qui votent pour elle disent tant mieux que les commerçants”. Fabrice Luchini l’affirme : une ville sans commerçants, c’est d’une tristesse absolue. Une situation qu’il déplore profondément et en toute transparence.
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