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Gérard Depardieu balance : Jean Reno, Jean-Pierre Mocky, l'état français...

Le monstre sacré du cinéma français se lache en interview et dit tout le bien et le mal qu'il pense de certains...

Gérard Depardieu et la langue de bois, cela fait deux, voire plus. L'immense comédien controversé fait la promotion de la fiction Capitaine Marleau diffusée sur France 3, avec Corinne Masiero dans le premier rôle et son amie Josée Dayan à la direction. Il répond sans détour aux question de TV Magazine.

Pour Josée Dayan, Gérard Depardieu a accepté de tourner en France de nouveau, lui qui était dégoûté par le gouvernement - il a fait scandale en critiquant les impôts qu'il payait et en s'exilant : "Avec [Josée Dayan], on a montré la culture française à travers le monde. Jusqu'en Chine avec Monte-Cristo. Alors quand elle m'a dit : 'Veux-tu participer à un récurrent ?'. J'ai répondu: 'Avec toi, je fais ce que tu veux !'" Ajoutez à cela le bonheur pour lui de tourner avec Corinne Masiero, à qui il a déjà donné la réplique dans La Marque des anges : "C'est une fille qui a du vécu. Ça me suffit. Comme les gens qui ont du talent, elle ne s'étale pas. (...) J'aimerais en tout cas que ce personnage [Capitaine Marleau] continue sa route. C'est quand même autre chose que cette héroïne flic [Julie Lescaut, ndlr] qui a fait la joie de TF1 pendant des années..."

Avec son bagout, il tacle au passage les personnages qu'incarne une autre figure du cinéma français, Jean Reno : "Il n'y a que des artistes comme elles [Dayan] qui peuvent donner vie à l'écran à des personnages comme Marleau. On veut des gens du genre humain. Pas des flics comme Jean Reno." Il précise qu'il est ami avec lui : "Comment voulez-vous ne pas être pote avec lui ? C'est un champion. Mais ce ne sont pas des flics joués par Jean Reno qui vont nous faire croire à leur personnage." Jean-Pierre Mocky, avec qui il a tourné des courts métrages, en prendra aussi pour son grade : "Mocky, il ment sur tout, il est chiant, il est radin, mais c'est un cas à part. Il a donc du talent et c'est un fou! Et j'aime bien les fous. Mais ça va cinq minutes..."

Je veux juste me barrer de ce pays

Le gouvernement français l'agace aussi, ou le met en colère plutôt. Il le dit haut et fort, mais il sait que les Français l'aiment énormément et il continue de tourner pour eux : "Actuellement, je fais un deuxième tour de France. J'en ai déjà fait un pour le film de Benoît Delepine et Gustave Kervern, Saint-Amour, avec Benoît Poelvoorde. Maintenant je tourne Tour de France, un film de Rachid Djaïdani. J'incarne un homme dont le fils se tourne vers l'islam radical." L'artiste signe aussi une série documentaire gastronomique pour Arte : "Mais on ne fait pas de recettes. C'est le contraire de ce que fait Julie Andrieu !" Prochainement, il va commencer le tournage de la série Marseille pour Netflix, lui qui est un fan de House of Cards, ça tombe bien puisque le pitch lui fait écho.

Il a les Français dans son coeur mais son désamour profond de l'Etat lui fait clamer qu'il est prêt à ne plus faire partie de la France : "Bon, le fisc m'emmerde ! Quand tu n'habites plus en France, voilà ce qui se passe, même si j'ai toujours payé mes impôts. Mais je crois que je vais tout vendre en France! Je ne veux plus faire partie de ce pays, même si j'aime les Français. (...) C'est ce gouvernement que je n'aime pas et auquel j'avais envoyé une lettre significative d'ailleurs. (...) Je veux juste me barrer de ce pays."

Pour le voir, il faudra aller en Italie, où il habite : "Et bientôt en Biélorussie, chez les paysans, car c'est beau et que le président est un homme sympa [Alexandre Loukachenko, élu en 1994 et réélu en 2001, 2006 et 2010, sa présidence est controversée en raison du manque de liberté politique]. Je cours partout et c'est bien comme ça. Je ne m'installe pas. Honnêtement, je n'aime pas l'idée de cette Europe à venir. Avec les dirigeants qui sont au pouvoir en France, en Italie, en Allemagne... Je n'aime pas! Et d'ailleurs, l'Europe elle-même ne s'aime pas. Elle a des problèmes avec les migrants, avec les agriculteurs... Je n'aime pas le mépris de ses politiciens. De gauche comme de droite. (...) Alors je ne veux plus être propriétaire. Juste aller ailleurs, louer, vivre, et mourir. Et travailler avec des gens que j'aime." Il ira aussi certainement en Russie, lui qui est bienvenu sur les terres de Vladimir Poutine.

TV Magazine du 6 septembre 2015
TV Magazine du 6 septembre 2015
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