Acteur, réalisateur et scénariste reconnu notamment pour sa capacité à dépeindre la rue et les zones d’ombre de la société, Olivier Marchal s'est ouvert sans détour sur ses démons dans un entretien pour le podcast Dhombres et de lumières diffusé par Télé-Loisirs le vendredi 8 décembre 2023. L'ami de Gérard Depardieu, à l'affiche du téléfilm Mort sur la piste, diffusé samedi 8 novembre 2025 sur France 3 avait alors abordé sa tendance à l'autodestruction : "J’ai été loin dans l’alcool, la drogue et beaucoup de choses. Je suis un homme d’excès."
Des excès que son passé dans l'univers sulfureux de la nuit avait amplifiés. "Après avoir quitté la police, j'ai travaillé en boîte de nuit, j'ai tenu la porte du Hard Rock café. C'est un milieu que j'ai toujours aimé : la fête, l'alcool, les bars, les rencontres... J'aime l'ivresse de la nuit. J'aurais pu tenir un bar si cela n'avait pas marché dans le cinéma. Cela dit, je ne serais plus de ce monde. Je serais mort d'une cirrhose du foie", expliquait-il dans les colonnes de Télé Poche le 29 avril 2023.
En 2022, le célèbre réalisateur de Bastion 36, ex de Catherine, avait néanmoins aussi expliqué à Jordan de Luxe avoir mis un frein drastique à sa consommation d'alcool, de fromage, de dessert, et même de pain. Ce changement d'hygiène de vie lui avait valu de perdre plus de dix kilos. Mais il l'aurait décidé avant tout pour des raisons très concrètes. L’un des moteurs majeurs de son évolution ? Sa paternité. "Si j’ai continué à travailler, c’est parce que j’avais des enfants. Je n’en aurais pas eu, je serais mort depuis longtemps… d’alcool, de tristesse, de chagrin…" , avait ainsi livré le père de quatre enfants, Léa née en 1994, Zoé née en 1998, Ninon née en 2006 et Basile né en 2009.
S’il reconnaît avoir connu des périodes d’outrance, celui qui a récemment opté pour un changement de lieu de vie s’est toujours imposé une discipline stricte au travail. "Je ne bois pas quand je joue, je ne bois pas quand j’écris et je ne bois pas quand je réalise. C’est ce qui m’empêche d’être totalement alcoolique", avait-il expliqué avec franchise, toujours dans Dhombres et de lumières. Entre tournages intenses et nuits d’écriture, l'ex inspecteur de police trouve dans le cinéma un garde-fou. "Quand je travaille, je suis dans un tunnel. Je coupe tout, je me désocialise, je n’ai plus de vie. Je ne sors pas, j’arrête la fête, la picole".
Aujourd'hui, le cinéaste a tourné le dos à la capitale et à ses excès. En 2025, il se réjouissait auprès de Télé Loisirs de ce nouveau quotidien beaucoup plus détendu au sein de la cité phocéenne : "À Marseille, on est au soleil. Les gens nous ouvrent leurs portes, leurs maisons, leurs restaurants, leurs rues, leurs cœurs. Mes prochains projets sont aussi dans le Sud. En plus, j’habite dans le Sud à 80% maintenant. Je suis bien ici". Véritablement conquis, il n'avait pas tari d'éloges sur la sympathie de ses nouveaux voisins : "Je suis ravi ici. On est accueilli partout de la même manière ici. Les gens discutent avec nous, ils s'intéressent, il y a un vrai échange. C'est vraiment une ville de cœur qui m'a adoptée et que j'affectionne particulièrement".

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