De 2017 à 2023, Ali Baddou était une figure phare de France 5. Animateur de C l’hebdo le week-end et joker d’Anne-Élisabeth Lemoine dans C à vous, le journaliste aurait finalement été évincé de la chaîne, à sa grande surprise. Il s’est alors concentré sur sa matinale du week-end sur France Inter, avant de renouer récemment avec la télévision en présentant l’émission La grande galerie francophone, diffusée les dimanches après-midi sur TV5 Monde. Cette émission hebdomadaire sur l’art se démarque dans le paysage audiovisuel français par un sujet encore trop peu traité à la télévision. "Cette émission est là pour réparer ce manque", a confié Ali Baddou à Télé Cable Sat, pour qui il a accepté d’en dire davantage sur ce nouveau programme, mais aussi sur son rapport à l’art.
Cet entretien a été l’occasion pour le présentateur, qui a déjà partagé la vie d’une célèbre actrice, de faire une confidence sur la vision qu’il avait de lui-même et sur ce sentiment d’illégitimité qui a pu l’habiter vis-à-vis de sa passion pour l’art. "J’ai longtemps éprouvé le sentiment du blédard, mais en fait, il n’est pas besoin d’être initié pour s’intéresser à l’art, qu’il soit patrimonial ou émergent...", a-t-il révélé.
Ce “sentiment du blédard” qu’il évoque dans son interview, Ali Baddou en avait déjà parlé dans le tout premier numéro de La grande galerie francophone du 12 octobre dernier. C’est avec Gad Elmaleh, alors invité de l’émission, qu’il avait échangé à ce propos. Le célèbre humoriste avait accepté de partager sa propre définition de ce qu’il appelle le “syndrome du blédard”. “Il y a une autre chose importante pour moi, et je crois que l’on partage ça, Ali, c’est ce que j’appelle le syndrome du blédard ! C’est le complexe d’inculture qui n’est pas justifié”, avait-il avoué, révélant au passage avoir déjà ressenti un tel complexe, lui qui n'avait pas été initié à l'art dans sa jeunesse.
Ces propos ont fait écho à Ali Baddou, qui a pu se confier à son tour à ce sujet auprès de nos confrères. C’est donc un tout nouveau défi que s’est lancé le journaliste de 51 ans avec ce programme, lui qui est plus habitué à parler de politique que d’art sur France Inter. Mais selon lui, l’art "est un reflet des enjeux d’une époque". Mêlé à sa beauté, cela en fait un sujet passionnant à traiter. Il est allé plus loin dans ses propos en affirmant que les œuvres de Caravage, Banksy et Monet sont, à ses yeux, "le meilleur remède à l’anxiété et au désespoir", montrant ainsi toute l’admiration qu’il éprouve pour certains grands artistes.
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