On le retrouve partout ou presque : dans les biscuits, les céréales du petit-déjeuner, les yaourts aromatisés, les sauces industrielles ou encore certaines boissons. Le sucre transformé fait partie de notre quotidien, parfois sans même que l'on s'en rende compte. Curieuse de voir s'il avait réellement un impact sur mon organisme, j'ai décidé de le supprimer pendant un mois. Pas question pour autant de bannir tous les sucres : j'ai continué à manger des fruits, riches en sucres naturellement présents, mais j'ai mis de côté les produits contenant des sucres ajoutés.
Avant de commencer, je craignais surtout les fringales et les envies irrépressibles de chocolat. Finalement, cette expérience m'a surtout permis d'observer mes habitudes alimentaires... et de constater quelques changements auxquels je ne m'attendais pas forcément.
Sans surprise, les trois ou quatre premiers jours ont probablement été les plus compliqués. Après le déjeuner ou en fin d'après-midi, j'avais systématiquement envie d'une petite douceur. Ce réflexe était presque automatique. J'ai rapidement réalisé que, bien souvent, je mangeais quelque chose de sucré davantage par habitude que par réelle faim. Le défi était d'autant plus corsé qu'il s'est déroulé en pleine période de canicule. Avec les températures élevées, les tentations étaient partout : difficile de résister à un Coca-Cola, un Pepsi ou un Fanta bien frais, ou encore à une glace sucrée pour se rafraîchir. Dans ces moments-là, je ne recherchais pas tant le sucre que la sensation de fraîcheur qu'il procurait, ce qui rendait l'exercice encore plus délicat.
Pour tenir le cap, j'ai donc revu quelques habitudes. J'ai remplacé les sodas par de l'eau bien fraîche ou de l'eau pétillante, et les envies de grignotage par des fruits frais, des oléagineux ou un yaourt nature. Au bout d'une semaine environ, j'ai commencé à ressentir un premier changement : les envies de sucre se sont progressivement estompées et je n'avais plus cette sensation qu'il me manquait systématiquement quelque chose après chaque repas.
Une fois cette première semaine passée, j'ai commencé à remarquer d'autres effets, plus subtils mais tout aussi intéressants. Le premier concernait mon niveau d'énergie. Habituellement, je connaissais un véritable coup de fatigue vers 16 heures, avec l'envie de grignoter quelque chose de sucré pour tenir jusqu'au soir. Il faut dire que, depuis l'enfance, je suis habitée au goûter à cette tranche horaire. Finalement, au fil des semaines, ces baisses de régime se sont faites beaucoup plus discrètes. Je me sentais plus constante tout au long de la journée, sans avoir besoin de compenser avec une gourmandise. Bien sûr, il est difficile d'affirmer que ce changement était uniquement lié à l'arrêt du sucre transformé, mais la différence était suffisamment nette pour que je la remarque.
Au-delà de cette énergie plus stable, c'est aussi ma perception des aliments qui a évolué. Je ne m'attendais pas à redécouvrir leur goût à ce point.
Les fruits me semblaient plus sucrés qu'avant et, lorsque j'ai goûté de nouveau certains produits industriels à la fin du mois, ils m'ont paru beaucoup plus sucrés que dans mes souvenirs. Cette expérience m'a également poussée à regarder les étiquettes avec davantage d'attention. J'ai pris conscience de la quantité de sucres ajoutés présente dans des aliments que je considérais pourtant comme équilibrés.
Autre changement souvent évoqué par les personnes qui réduisent leur consommation de sucre : l'état de la peau. J'étais donc curieuse de voir si j'observerais, moi aussi, une différence. Dans mon cas, les effets ont été assez discrets. J'ai eu l'impression d'avoir un teint légèrement plus lumineux et un peu moins d'imperfections ainsi qu'une peau moins grasse en fin de cycle, mais rien de spectaculaire. Comme la qualité de la peau dépend aussi du sommeil, du stress, des hormones ou encore de la génétique, il serait difficile d'attribuer ces évolutions uniquement à l'arrêt du sucre transformé.
Après quatre semaines, je ne dirais pas que cette expérience a révolutionné mon quotidien. En revanche, elle m'a permis de prendre davantage conscience de mes habitudes alimentaires et de réaliser que je consommais trop souvent du sucre sans véritable envie. Aujourd'hui, je ne compte pas supprimer définitivement tous les produits sucrés. En revanche, je fais davantage attention aux sucres ajoutés dans les produits industriels et je réserve les desserts les plus gourmands aux occasions où j'en ai réellement envie. Au fond, ce mois sans sucre transformé ne m'a pas appris à me priver, mais plutôt à consommer plus consciemment. Et c'est sans doute ce que je retiens le plus de cette expérience.