Elle a longtemps vécu au cœur de Paris, dans son appartement du quartier central de République. Mais le confinement qui a découlé de l'épidémie de Covid-19 a changé son regard sur cette vie citadine. Alors dès qu'elle a pu, Hélène de Fougerolles a tout plaqué pour une autre région, celle qui allait devenir son nouveau refuge. Depuis environ cinq ans, la comédienne y a posé ses valises et ne semble plus vouloir repartir.
Au micro d’Ici, anciennement France Bleu, Hélène de Fougerolles mesure le chemin parcouru : "Avant, j'étais en boîte de nuit, il y a 20 ans. Maintenant, je suis dans mon jardin en train de jardiner ! Mais je suis au meilleur endroit." Puis la maman de Shana, née de son histoire passée avec le producteur Eric Hubert, raconte le déclic : "Il y a eu le Covid où je suis restée enfermée chez moi pendant trois mois dans un appartement à République, vue sur des immeubles. Et je me suis dit que je n'étais pas à ma place. Dès que le confinement s'est terminé, je suis venue visiter quinze maisons et au milieu il y avait la mienne." Cette maison qu'elle a choisie avec amour, elle en parle des étincelles dans les yeux. "Elle est très moderne parce qu'elle a plein de baies vitrées. C'est un peu comme si j'étais dans mon jardin vu qu'il y a des ouvertures partout et il y a un arbre à l'intérieur, un ficus qui fait cinq mètres et qui est dans la maison, pas dans un pot mais vraiment dans de la terre, précise-t-elle. J'ai l'impression d'être vraiment un intérieur-extérieur en même temps." Un environnement dont elle ne se lasse pas, bien au contraire.
Cette installation a aussi renforcé son attachement à la région. "C'est vraiment l'endroit où je suis le mieux. Et c'est vrai que je suis tellement heureuse dans cette région que je partage pas mal de trucs. Ca fait cinq ans à peu près que je suis là. Je me sens Vauclusienne, plus que bretonne alors que je suis née en Bretagne et que j'ai vécu longtemps là-bas. Vraiment, je suis totalement d'ici", assure Hélène de Fougerolles. Un départ de Paris qui était alors inévitable pour elle. "J'ai pensé que j'étais à côté de ma vie, moi qui ai toujours aimé les plantes et les animaux", avait-elle déclaré en juillet dernier à Paris Match. Son quotidien est désormais tourné vers la nature, entre potager, piscine d’eau salée et animaux. Elle pratique aussi quatre à cinq séances de yoga par semaine, peint, lit, et s’intéresse au reiki et à la communication animale. Solitaire assumée, elle semble avoir trouvé le parfait équilibre. "Ça m'arrangeait de ne connaître personne. Je n'ai pas besoin d'avoir des gens tout le temps avec moi", avait-elle expliqué. En bref, cette demeure ressemble fortement à la maison du bonheur qu'elle souhaite ne jamais quitter : "Je me vois finir mes jours ici."