"J’aime marcher et je peux parcourir 20 kilomètres d’affilée" : Entre France Inter, Arte et l'écriture, comment Sonia Devillers décompresse au quotidien ?
Publié le 31 août 2026 à 06:30
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Journaliste qui anime la matinale de France Inter et qui travaille aussi pour Arte, écrivaine et maman de deux grands enfants, Sonia Devillers n'a pas le temps de s'ennuyer. Il lui est pourtant primordial d'avoir des moments de coupure et de décompression. Lesquels sont-ils ?
Sonia Devillers a une vie très bien remplie

Sonia Devillers lors du "Festival du Livre de Paris", qui se tient du 21 au 23 avril 2023 au ‎Grand Palais Ephémère. Paris. © Lionel Urman / Panoramic / Bestimage Elle est aux commandes de la matinale de France Inter


Sonia Devillers lors du "Festival du Livre de Paris", qui se tient du 21 au 23 avril 2023 au ‎Grand Palais Ephémère. Paris, le 22 avril 2023. © Lionel Urman / Panoramic / Bestimage Elle présente également "Le Dessous des images" sur Arte

Portrait de Sonia Devillers à Paris le 25 mars 2023 © Cédric Perrin / Bestimage Sonia Devillers est également écrivaine

Portrait de Sonia Devillers à Paris le 25 mars 2023 © Cédric Perrin / Bestimage Sonia Devillers ressent souvent le besoin de décompresser

Portrait de Sonia Devillers © CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

Derrière la rigueur qu'elle déploie chaque matin à la matinale de France Inter et l'exigence de son émission Le Dessous des images sur Arte, Sonia Devillers cultive un équilibre de vie bien à elle. À 51 ans, la journaliste et autrice du roman Le Fabuleux Piano mène une existence intense qu'elle canalise grâce à des rituels de décompression très personnels. Mère de deux grands enfants, elle navigue aujourd'hui entre son rôle de maman de jeunes adultes et un besoin viscéral de s'aménager des moments de quiétude.

La musique classique constitue son premier refuge, comme elle l'a confié au Parisien. Si elle confesse ne pas savoir jouer d'instrument, Sonia Devillers a transformé cette frustration en un outil de concentration redoutable. "Je m’isole dans une bulle de piano pour finir d’écrire mes interviews et mettre mon cerveau en ordre de marche", confie-t-elle. Dans l'agitation de la rédaction, cette immersion musicale lui permet de s'apaiser et d'entrer en studio avec "des notes plein la tête".

Sonia Devillers aime s'aérer l'esprit hors de Paris et marcher de nombreux kilomètres

 

Pour se ressourcer physiquement, la journaliste a trouvé son rythme avec des activités qui lui conviennent. "Je nage comme une patate, je n’ai jamais trouvé le souffle pour courir. En revanche, j’aime marcher, et je peux parcourir 20 kilomètres d’affilée", explique celle qui est aux commandes de la matinale de France Inter. Dès qu'une après-midi se libère, elle file vers les berges du Loing. Mais son véritable havre de paix se situe en baie de Somme, idéal pour pallier un manque urbain essentiel : "Ce qui me manque le plus, à Paris, c’est de voir du ciel." Face à la mer qui se retire, elle savoure l'illusion de "marcher sur le ciel qui s’y reflète", une sensation qu'elle décrit comme une "expérience magique qui remet les idées en place".

Maman de deux grands enfants, elle veut quand même ranger leurs affaires

 

Au quotidien, l'équilibre de Sonia Devillers passe aussi par un besoin irrépressible d'ordre qui s'apparente à une thérapie. "Je trie, je donne, je jette, ça me calme, ça me fait du bien. Je déteste les piles, les fatras et les tas", admet-elle volontiers. Cette maniaquerie assumée s'exprime également dans la sphère familiale, bien qu'elle doive désormais composer avec l'indépendance de sa progéniture. "Mes fils sont grands, maintenant, je ne peux plus ranger leur bazar, mais ça me démange, et il faut que je me réfrène", s'amuse cette maman de deux garçons récemment devenus majeurs.

Ces derniers ont d'ailleurs été les premiers spectateurs de l'une de ses lubies les plus inattendues : l'adoption d'une tortue d'Hermann. "Les seuls animaux que j’aime sont les animaux lents et un peu maladroits. Je les trouve irrésistiblement comiques", raconte-t-elle, avant d'ajouter : "Mes fils ont piqué un bon millier de fous rires avec cette affaire : ils ne me croyaient pas. Ils ont eu tort !"

Le prénom du reptile, Kendall, trahit l'ultime secret de détente de la journaliste : une fascination absolue pour le clan Kardashian. Si elle estime pouvoir "écrire une thèse sur le sujet" d'un point de vue sociologique, elle avoue que "c’est en bonne midinette" qu'elle passe ses insomnies à contempler la célèbre famille sur Instagram. Une légèreté qu'elle savoure au même titre que son grand péché mignon. Adepte des douceurs crémeuses, elle déclare : "Avec de la crème chantilly, la vie est toujours plus belle." Un plaisir brut, d'autant plus lorsqu'il s'agit de la chantilly fraîche du marché : "Le fromager me remplit un pot à ras bord, que j’attaque direct à la cuillère."

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Par Olivia Maunoury | Rédactrice en chef
Après des études de sciences politiques et une école de journalisme, le people s'est invité dans son quotidien. Comment, pourquoi ? Elle ne le sait toujours pas vraiment... Mais une chose est sûre, suivre les péripéties des stars est l'assurance de ne jamais s'ennuyer. Et on ne s’ennuie jamais chez Ode !
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