Dans un récent entretien accordé au média La Conversation, Véronique Jannot aborde son rapport singulier et décomplexé à la maternité. Car l'actrice de 69 ans est aujourd'hui mère de deux enfants d'origine tibétaine : Migmar, rencontrée à l'âge de 8 ans grâce à l'association Graines d'Avenir, qu'elle a fondée en 2005, et adoptée officiellement en 2014 alors qu'elle était adolescente, et Nyima, le cousin germain de cette dernière. L'adoption de ce jeune homme n'a été légalement actée qu'au printemps 2025, après qu'il a partagé le quotidien de la famille pendant près de huit ans.
Loin du désir classique d'enfanter, sa démarche s'inscrit avant tout dans un besoin d'altruisme et d'accompagnement. Elle rejette ainsi l'idée que l'adoption doive obligatoirement découler d'une envie personnelle de pouponner. "Je n'ai pas adopté pour devenir maman. J'ai adopté pour combler le manque de l'autre en fait dans ma démarche", a-t-elle déclaré.
Refusant les étiquettes, Véronique Jannot assume même pleinement ce rôle d'éducatrice et de guide plutôt que de se revendiquer mère purement protectrice. "On m'a dit : 'Tu dois être contente, tu vas être maman' mais non. Ce n'est pas là que ça résonne. Je ne me sens pas maman doudou, maman chouchou. Pour autant, j'essaie de donner un maximum de compréhension, d'écoute et de tendresse. C'est plutôt maman qui essaie d'élever, de faire comprendre un maximum de choses pour que les ailes se déploient au mieux", explique-t-elle sa pensée.
L'adoption de Migmar et Nyima n'est donc pas une quête de maternité classique, mais un engagement concret : leur donner les repères et la force nécessaires pour devenir des adultes libres et indépendants.