La disparition de Catherine Ringer plonge la scène musicale française dans un immense chagrin. L'iconique chanteuse et inoubliable moitié du groupe Les Rita Mitsouko s'est éteinte à l'âge de 68 ans, tragiquement emportée par un cancer foudroyant. Depuis l'annonce de cette terrible nouvelle, les hommages de célébrités se multiplient, mais celui de Marc Lavoine est incontestablement l'un des plus déchirants. Invité ce mercredi 16 septembre au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, le chanteur n'a pu contenir ses larmes en évoquant la mémoire de son amie de longue date.
Totalement bouleversé, le compagnon d'Adriana Karembeu a livré un témoignage bouleversant sur le lien indéfectible qui les unissait. "Je perds mon amie, ma sœur, une personne avec laquelle j'ai traversé 40 ans de ma vie et ce n'est pas facile, c'est une perte très importante. C'est quelqu'un que j'aimais énormément", a-t-il confié, la voix brisée. Pour Marc Lavoine, le vide semble abyssal : "La vie est brutale, elle se ferme comme une porte définitive. Je ne sais pas, je suis un peu perdu. Je vous avoue que j'ai perdu un phare, quelqu'un qui était là, qui était un exemple, un repère et donc ça fait beaucoup de choses qui remontent. J'ai du chagrin".
Derrière cette immense tristesse se cachent tout de même de merveilleux souvenirs, à commencer par le succès de leur collaboration historique. En 1988, les deux stars avaient uni leurs univers sur le tube incontournable Qu'est-ce que t'es belle. Un duo mythique qui a pourtant bien failli ne jamais exister à cause d'une première approche ratée. Marc Lavoine s'est remémoré le moment où il a osé contacter la chanteuse, qui ne l'a absolument pas pris au sérieux. Pensant à un canular, elle l'a sèchement renvoyé dans ses cordes : "Elle m'a raccroché au nez en disant : 'Et moi, je suis les Beatles'", a partagé l'interprète, qui a dû s'y reprendre à plusieurs fois avant que la star ne réalise qu'il s'agissait bien de lui.
Au-delà de cette anecdote cocasse, c'est l'âme même de Catherine Ringer que Marc Lavoine a tenu à honorer en direct à la radio. Loin de l'image parfois exubérante qu'elle dégageait sous les projecteurs avec les Rita Mitsouko, il a dépeint une femme profondément romantique, d'une "pudeur inouïe" et d'une "immense politesse". Fasciné par cette artiste "incroyable" et "libre", il a rappelé à quel point chaque moment partagé avec elle était précieux. "Elle ne parlait pas beaucoup mais quand elle vous parlait, vous sentiez que c'était important. Même ses silences étaient formidables", a-t-il ajouté.
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Mais ce qui rend ce deuil d'autant plus douloureux, c'est la soudaineté de la tragédie. Interrogé par son interlocuteur, Marc Lavoine a admis qu'il ignorait totalement le combat silencieux de la chanteuse contre la maladie. "Non je ne savais pas", a-t-il avoué. Au fil de l'interview, en tentant de partager d'autres précieux instants vécus avec celle qu'il appelait tendrement sa "copine", l'émotion a fini par tout emporter. Les sanglots du chanteur résonnant de plus en plus fort, la voix brisée par le chagrin : "Je suis désolé", a-t-il pudiquement articulé, offrant l'un des hommages les plus poignants de la journée.