De Top Chef aux cuisines du Petit Brochant, Jean-Baptiste Ascione continue d’écrire son histoire à sa manière. C'est lors de la sixième saison du célèbre concours culinaire, diffusée en 2015 et remportée par Xavier Koenig, que le chef a été révélé au grand public. Après l’émission, il passe notamment par le Kube Hôtel puis La Machine à Coudes, avant d’ouvrir Petit Gris dans le XVIIe arrondissement en 2019. En 2022, il lance Faby, puis prend en main la restauration du Domaine Rabiega, dans le Var. Aujourd’hui, il revient dans son arrondissement de cœur avec Le Petit Brochant, une nouvelle brasserie.
Dans Paris Capitale, en kiosques ce mercredi 9 septembre 2026, Jean-Baptiste Ascione raconte cette nouvelle étape avec une ambition très claire. "Petit Gris et Faby ont été deux aventures essentielles pour moi. J’y ai énormément appris, cuisinier mais surtout comme entrepreneur. Mais, à un moment, j’ai eu envie de construire un projet plus grand, plus complet, qui rassemble tout ce que j’avais appris jusque-là, explique-t-il. Le Petit Brochant, je l’appelle un peu le projet de la maturité. Aujourd’hui, j’ai envie d’un lieu capable de réunir tout ça : l’exigence du produit et de la cuisine, mais avec la générosité, l’énergie et l’accessibilité d’une brasserie parisienne." Une philosophie qui se retrouve jusque dans l’assiette : "Le produit et la gourmandise. Je n’ai jamais aimé mettre quelque chose dans une assiette simplement pour montrer qu’on sait le faire. Je veux surprendre la dégustation, ne pas perdre le client à la lecture de la carte." Une approche qui résume bien l’esprit de cette nouvelle adresse, où le chef veut conjuguer exigence et décontraction.
Au 21, rue Brochant, Le Petit Brochant veut justement renouer avec une forme de convivialité. Le restaurant, ouvert sept jours sur sept avec un service continu, dispose de deux salles et d’une terrasse. Pour le chef, l’atmosphère compte autant que ce qui arrive dans les assiettes : "Je voulais un endroit qui ait une vraie gueule, mais surtout un endroit vivant. Le luxe, pour moi, ce n’est pas que tout soit silencieux et parfaitement rangé. C’est d’avoir un très beau lieu dans lequel on puisse quand même rire fort et se sentir chez soi." Il entend également remettre la salle et les gestes du service au centre de l’expérience, notamment avec la découpe devant les clients. Le site officiel présente d’ailleurs Le Petit Brochant comme une adresse "sans manière, sans esbroufe", avec une cuisine française généreuse.
Et dans les assiettes ? La carte fait la part belle aux classiques français, avec quelques détours contemporains. Côté entrées, on trouve notamment une tête de veau croustillante sauce gribiche à 16 euros, un tartare de veau, anguille fumée et vieux parmesan à 22 euros, ou encore des escargots à la provençale à partir de 13 euros. Les plats vont du maigre de ligne maturé, beurre blanc miso à 27 euros, au filet de veau au poivre vert à 32 euros, en passant par les ribs de bœuf confits huit heures et BBQ maison à 33 euros. Les plus gourmands pourront aussi opter pour un ris de veau croustillant à 52 euros ou une queue de lotte meunière à 39 euros. Pour partager, la carte propose notamment une côte de bœuf Aberdeen Angus à 105 euros le kilo, une épaule d’agneau confite huit heures à 75 euros ou une volaille fermière cuite au foin en cocotte, de 27 à 49 euros. Et pour terminer, la pavlova fraise et shiso rouge est à 14 euros, tout comme la mousse au chocolat pralinée. Une carte généreuse qui colle au nouveau terrain de jeu du chef : des produits reconnaissables, des recettes réconfortantes et quelques touches qui viennent réveiller les classiques.