Il a fait partie de la génération des "Bleus" qui a marqué l'histoire du ballon rond français. En 1998, Bixente Lizarazu remportait, en compagnie de Zinedine Zidane, Laurent Blanc, ou encore Lilian Thuram, la Coupe du Monde de football. Une première dans l'histoire française de ce sport ultra populaire, marquée par une soirée de liesse générale organisée sur les Champs-Élysées. Bien loin de ces exploits en équipe de France, le joueur basque, qui a commencé sa carrière aux Girondins de Bordeaux, n'était pas prédestiné à cette renommée sportive.
En effet, le jeune Bixente Lizarazu a toujours été plus petit que la moyenne. S'il se sait doué en sport, il a peur que cette différence physique l'empêche de jouer en compétition professionnelle. Invité dans le podcast Winning Minds, animé par Oscar Bruel, fils de l'interprète de Qui a le droit, en avril dernier, l'athlète est revenu sur ses premières années dans le sport, marquées par cette différence et le doute de ne pas pouvoir réussir. "Le côté 'petit, trop frêle', évidemment, je l'ai eu de façon assez violente aux Girondins de Bordeaux, mais je l'ai eu quasiment toute ma vie, en fait", commence le compagnon de Claire Keim au micro du fils de Patrick Bruel et Amanda Sthers.
Celui qui était surnommé "pitchoun" dans le Sud-Ouest de ses origines a rapidement remarqué ses capacités sportives : "Pendant mon adolescence, ça n'a pas vraiment été un problème, parce que je voyais que j'étais doué pour le sport et que mes copains voulaient être avec moi. Quand je suis arrivé au centre de formation des Girondins, c'était différent parce que c'était l'élite, déjà." Puis d'ajouter : "Entre 13 et 15, j'ai vraiment galéré parce que j'étais en retard physiologiquement par rapport aux autres. Malheureusement, il y a un éducateur qui, un jour, m'a dit 'Ce n'est même pas la peine d'espérer devenir joueur professionnel, tu n'as pas les capacités pour ça'. Ça a été un premier choc parce que mes parents étaient là et ça a été un moment assez douloureux."
Une remarque difficile à entendre qui n'a pas entaché la volonté du jeune garçon, bien au contraire : "Ça ne m'a pas freiné, je me suis dit 'Bon, ok, je vais travailler physiquement.' J'étais à l'internat, j'étais en sport-études, et parallèlement en centre de formation des Girondins, et tous les matins, je me réveillais une heure avant la sonnerie, et je faisais des séries de pompes et d'abdos pour être plus fort physiquement. Et puis après, à l'entraînement spécifique foot, j'en faisais plus que les autres", continue le père de famille face au frère de Léon.
Et de conclure : "Le retard que j'avais à un moment donné est devenu moindre, j'ai commencé à pouvoir exploiter un peu mieux mes capacités physiques, même si j'ai toujours été le plus petit. Et tout d'un coup, il n'y avait plus cette différence physique avec les autres. Je me suis aperçu aussi que j'avais développé une certaine détermination que les autres n'avaient pas forcément : c'est ça aussi l'avantage quand tu as, entre guillemets, un défaut, c'est que tu développes d'autres qualités." Un bel exemple de résilience.
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