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Juan Carlos Ier : Quand sa 'tendre' Corinna croise son gendre et l'affaire Noos

Le roi Juan Carlos Ier d'Espagne et sa tendre amie Corinna zu Sayn-Wittgenstein aux Laureus Awards en 2006 à Barcelone.
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Le roi Juan Carlos Ier d'Espagne et sa tendre amie Corinna zu Sayn-Wittgenstein aux Laureus Awards en 2006 à Barcelone.

La monarchie espagnole saura-t-elle survivre à une seconde annus horribilis d'affilée ? En pleine récession, avec un taux de chômage officiellement établi à 26% qui accable une jeunesse à l'horizon barré (Bruxelles a prédit la perte de 500 000 emplois cette année) et promet l'accroissement abyssal du déficit public, les citoyens ibériques sont offensés par l'inconséquence de leurs dirigeants : entre un gouvernement décrédibilisé par une affaire de corruption, qui était au coeur de la vindicte populaire lors des manifestations de samedi 23 février, et un détournement de fonds avéré au profit d'un membre de la famille royale et avec la bénédiction – de plus en plus présumée – du roi Juan Carlos Ier lui-même, il y a de quoi être en colère...

D'autant que le scandale royal n'en finit plus d'enfler. Le monarque, symbole de l'unité nationale et de la démocratie dont l'honorabilité a été gravement entamée par une année 2012 catastrophique, a-t-il couvert son gendre ? Mis en examen, ainsi que quatorze autres personnes dont son ancien associé Diego Torres, pour le détournement de 5,8 millions d'euros lorsqu'il présidait (de 2004 à 2006) l'Instituto Noos, société de mécénat chargée de l'organisation d'un congrès international du tourisme dans les Baléares, Iñaki Urdangarin était convoqué samedi dernier au tribunal de Palma de Majorque par le juge d'instruction José Castro, saisi de ce dossier délétère qui éclabousse tous azimuts, des responsables régionaux à la famille royale et au roi lui-même. Aux manipulations frauduleuses, avérées depuis des perquisitions dans les locaux de Noos en décembre 2011, sont même venues s'ajouter récemment des présomptions de fraude fiscale (470 000 euros minimum sur 2007).

Hasard ou coïncidence, l'époux de l'infante Cristina d'Espagne était de retour au tribunal de Palma de Majorque tandis que les manifestations secouaient le pays. Un an quasiment jour pour jour après sa première audition – un marathon de deux jours – au même endroit et dans les mêmes circonstances, conspué à son arrivée à pied au tribunal, la même scène s'est déroulée, à ceci près que la foule était tenue à distance de l'accès au palais de justice (en 2012, journalistes et citoyens en colère avaient cerné le gendre du roi, visiblement amaigri, lors de sa venue). 270 journalistes étaient toutefois accrédités, qu'il a simplement salués.

Lâché par la Maison royale, Iñaki Urdangarin ne la lâche pas

Une semaine plus tôt, Diego Torres, qui menaçait depuis longtemps de faire des révélations sur la famille royale, bien décidé à l'entraîner dans sa chute, en produisant devant la justice moult courriers et e-mails, était entendu par le juge José Castro. Résultat : une onde de choc terrible pour la Casa Real, qui aurait selon les déclarations de Torres "supervisé, contrôlé et donné son feu vert" aux activités de l'Instituto Noos présidé par le gendre du roi. Les éléments et allégations du prévenu impliquaient tout particulièrement le secrétaire particulier des infantes Elena et Cristina et homme de confiance du monarque, Carlos Garcia Revenga, l'infante Cristina, qu'Iñaki Urdangarin et son avocat avaient tenté d'écarter du scandale, et le roi. Une secousse bien plus violente que les premières rumeurs, fin 2011, selon lesquelles le roi Juan Carlos était parfaitement au courant des activités illicites de son gendre et lui aurait intimé de démissionner de Noos puis d'accepter un emploi chez le géant des télécom Telefonica, qui le muta – comme c'est pratique, pour fuir un scandale ! – à Washington.

Mis au ban par le souverain dès décembre 2011, et carrément "effacé" par la Maison royale en janvier 2013, Iñaki Urdangarin, revenu vivre en août 2012 en Espagne pour affronter son procès, a une nouvelle fois tenté samedi 23 février de protéger au maximum la famille royale, en réaffirmant qu'aucun de ses membres n'avait de lien avec ses activités professionnelles personnelles : au cours de cette audition de 5 heures dans la salle numéro 3, il a affirmé, lisant une lettre à la cour, que la Maison royale n'a "ni conseillé, ni autorisé, ni approuvé" ses activités à la tête de l'Instituto Noos, aucune réunion n'a jamais eu lieu au palais de la Zarzuela, et il ne possède pas de compte en Suisse. Il a été jusqu'à préciser : "Au contraire, quand elle a eu vent de l'existence de récriminations politiques au sein de l'administration publique, la Maison de Sa Majesté le roi m'a opportunément recommandé de cesser une activité considérée comme non appropriée à mon statut institutionnel et au sien." Il nie la moindre implication de son épouse Cristina d'Espagne (86% des Espagnols sont au contraire convaincus qu'elle était parfaitement au courant), de même que la tenue d'une réunion au palais de la Zarzuela au sujet du Sommet de Valence évoquée par Torres. Il affirme avoir, suivant les recommandations de la cour, pris ses distances avec les activités de l'Instituto Noos – contrairement à ce qu'affirme là encore, documents à l'appui, Diego Torres. Dans une seconde partie de son audition, il a également eu à s'exprimer sur l'existence de comptes dans des paradis fiscaux dont les enquêteurs ont trouvé la trace, qu'il a niée, et sur son rôle à la tête de la Fondation des sports, de la culture et de l'intégration sociale, une filiale de l'Instituto Noos qui ne s'occupait selon lui "que de questions sportives, pas de gestion".

Le roi Juan Carlos Ier vacille, sa "tendre amie" surgit...

Le déni total, une ligne de défense qui semble sérieusement ébréchée, mais qu'il a néanmoins maintenue. Quant aux courriers fourni à l'enquête par Diego Torres, Urdangarin a affirmé n'en avoir aucun souvenir. Ex-gloire du hand ibérique (double médaillé olympique, capitaine du club de Barcelone champion d'Europe), ex-gendre idéal, Iñaki Urdangarin, en justiciable, a de plus en plus le profil d'un futur paria. Combien de temps le pacte du silence résistera-t-il encore au poids du scandale ? Pour la première fois, des membres de la classe politique hors milieux indépendantistes ont réclamé l'abdication du roi, affaibli par les affaires mais aussi physiquement (une nouvelle opération est programmée le 3 mars à la clinique madrilène La Milagrosa, en raison d'une hernie discale). Et l'un de ses conseillers a pris la parole pour démentir catégoriquement que le monarque ait eu la moindre velléité d'abdiquer.

Lui aussi est de plus en plus menacé. Si une mise en examen, bien qu'évoquée dans les médias, semble encore inenvisageable, d'abord en raison d'une lacune de la Constitution sur ce point, ensuite en raison de l'opacité totale qui ceint la famille royale, et enfin en raison de la nécessité de conserver une figure d'autorité forte à l'heure où le pays sombre dans le chaos, son passif s'alourdit, avec notamment le retour sur le devant de la scène de son "amie intime", la princesse Corinna zu Sayn-Wittgenstein. La sémillante quadragénaire (48 ans) allemande, dont la plupart des Espagnols ont appris l'existence à l'occasion du fiasco de la chasse à l'éléphant de Juan Carlos Ier au Botswana en mars 2012 (il en est revenu avec une hanche en miette, une belle humiliation publique, et la révélation publique de cette supposée maîtresse bien connue des observateurs royaux), était bombardée en une du grand quotidien El Mundo le week-end dernier. Outre le choc de la voir propulsée en pleine lumière alors même que son nom faisait surface dans les courriers remis à la justice par Diego Torres, elle réagissait dans l'interview accordée au journal à l'affaire de corruption touchant Iñaki Urdangarin. Et faisait des révélations peu clémentes...

"Le roi m'a demandé d'aider Iñaki à trouver un travail convenable dans une organisation internationale reconnue", se souvient cette femme d'influence, à la tête d'une agence de consultants, Apollonia Associates. C'était en 2004, et Corinna zu Sayn-Wittgenstein met alors un deal intéressant sur la table. Un poste au sein de la Fondation Laureus, organisme caritatif et sportif qui décerne chaque année des prix au cours d'un grand gala, avec un salaire compris entre 200 et 250 000 euros annuels. "Son profil me paraissait parfait pour travailler pour Laureus. C'était alors un vrai golden boy : un athlète olympique deux fois médaillé, à Atlanta et à Sydney, membre d'une famille royale européenne par son mariage avec l'infante Cristina", développe l'aristocrate, qui admet en parallèle qu'une "tendre amitié" la lie au roi. Après plusieurs mois, Iñaki Urdangarin déclinera : pas assez lucratif, résume El Mundo tandis que Corinna met un peu plus les formes en disant "Laureus n'était pas l'eldorado".

Les rêves dorés d'Iñaki Urdangarin ont fait long feu.

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