L'émission Un dimanche à la campagne a fait son grand retour sur France 2 le 30 août dernier avec un numéro inédit. Comme à son habitude, Frédéric Lopez a réussi à amener ses invités sur le terrain des confidences. JoeyStarr a notamment perdu pied en évoquant son père et ses enfants, tandis qu'Alice Taglioni est revenue sur son enfance dans un quartier chic qui ne reflétait pas la réalité de ce qu'elle vivait chez elle.
De son côté, Guillaume Gomez s'est confié sur la précarité qu'il a connue durant son enfance. L'ancien chef des cuisines de l'Élysée a grandi auprès de parents brocanteurs qui travaillaient énormément mais avaient beaucoup de mal à joindre les deux bouts. "La différence entre brocanteur et clochard, c'est juste un toit au-dessus de ta tête, en fait", a-t-il d'abord expliqué. "C'est là où je sais très tôt, contrairement à cette phrase qui dit que le travail paie, que le travail ne paie pas. Les parents travaillent 6 jours sur 7, 15 h, 17 h par jour. Ils se lèvent le matin pour aller faire des débarras, pour aller aux puces le week-end, ils rentrent le soir, il est 21 h, 22 h, samedi, dimanche, jour férié, il n'y a pas de vacances et il n'y a jamais d'argent", a raconté Guillaume Gomez.
Les difficultés étaient telles que la famille devait parfois trouver d'autres solutions pour se nourrir. "Le frigo est souvent vide, on fait les poubelles. C'est pas honteux de faire les poubelles, déjà c'est un moment que je vis en famille. Après c'est vrai que oui, quand il n'y a pas d'argent à la maison, ça nous est arrivé deux, trois fois d'aller faire les poubelles derrière les supermarchés, il y a à manger, et c'est pas choquant pour nous de ramener de la nourriture qu'on a trouvée dans la poubelle. Je me pose même pas la question", s'est souvenu le chef.
Il garde notamment en mémoire ces soirs où sa famille n'avait tout simplement plus rien à manger. "J'ai connu quand même le repas le soir où en fait il n'y a rien. J'ai cette image, enfant, où j'ouvre les placards, les placards sont vides", a-t-il poursuivi. Pourtant, lorsqu'il était petit, Guillaume Gomez ne mesurait pas réellement la précarité dans laquelle sa famille vivait. Il se souvient néanmoins avoir parfois vu sa mère pleurer et son père s'inquiéter face à leurs difficultés. C'est finalement dans la cuisine qu'il a trouvé à la fois un refuge et une forme de sécurité. Se tourner vers les fourneaux lui permettait aussi d'être certain d'avoir toujours quelque chose à manger. Une vocation née dans un contexte difficile qui l'aura finalement conduit au sommet.