À une dizaine de kilomètres de Landerneau, sur la commune de Saint-Divy, le manoir de La Haye s’inscrit dans un vaste domaine boisé et agricole. Selon M le Mag du Monde, cette demeure du XVIᵉ siècle, acquise en 1966 par Édouard et Hélène Leclerc, les parents de Michel-Édouard, Hélène et Isabelle, est aujourd’hui classée au titre des monuments historiques.
L’accès au site se fait par une succession d’éléments très structurés : grilles, chemin encaissé, bois, puis ouverture sur des étangs et des prairies. "On passe deux grilles métalliques, on s’enfonce dans une forêt de hêtres, de chênes et de sapins", rapporte le média, qui décrit une progression très encadrée vers le bâtiment principal. Le corps principal est un logis rectangulaire en granit, organisé sur plusieurs niveaux. La façade repose sur une trame régulière de six travées, avec des ouvertures alignées et une composition symétrique. L’ensemble se distingue par sa sobriété et son absence d’ornementation ostentatoire, renforçant le caractère austère de la bâtisse.
Si le manoir de La Haye reste associé à l’histoire des Leclerc, son usage a profondément évolué. La maison n’est plus un lieu de vie familiale régulier, les membres de la famille lui préférant d’autres résidences en Bretagne ou ailleurs en France pour leurs séjours privés. "Vous voyez, chez nous, le mot 'famille' n’est pas envahissant. On n’a pas besoin de l’inscrire dans la pierre", explique Michel-Édouard Leclerc, cité dans l’article. Une formule qui traduit la place particulière du manoir : davantage repère patrimonial que maison habitée au quotidien.
À l’intérieur, la distribution reste celle d’une maison de maître classique, avec escaliers en pierre, pièces en enfilade et cheminées massives. Mais le lieu a surtout connu un important mouvement de retrait : les collections d’art, objets religieux et pièces accumulées au fil du temps ont été déplacés vers d’autres sites, notamment à Landerneau, au couvent des Capucins, où se trouve aujourd’hui le fonds culturel de la famille. Le manoir apparaît désormais largement vidé de sa fonction domestique. Il conserve une présence ponctuelle de la famille, mais sans usage régulier, ce qui renforce son statut de bâtiment patrimonial plus que résidentiel.
La chapelle, datée de 1716, s’inscrit dans cette continuité discrète. Son clocher ajouré demeure visible dans le parc. Selon M le Mag du Monde, la chapelle a connu des transformations successives depuis l’acquisition du domaine, notamment l’absence de vitraux au moment de l’achat, avant restauration, ce qui souligne l’évolution progressive de l’état du bâti. Le parc, composé de bois, d’étangs et de jardins, a été progressivement structuré au fil du temps. En effet, cet ensemble paysager a été façonné notamment par Hélène Leclerc, qui l'a redessiné "amoureusement".
Ainsi, dans le pays de Landerneau, le manoir de La Haye apparaît comme une demeure dont la dimension familiale a progressivement laissé place à un statut davantage culturel.
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