À seulement 22 ans, Loïs Boisson est en train de se faire un nom dans le tennis mondial. La jeune française originaire de Dijon est arrivée sur la pointe des pieds pour devenir aujourd’hui la seule représentante tricolore encore en lice à Roland-Garros. Après avoir réalisé l’exploit de battre Jessica Pegula, la numéro 3 mondiale, au tour précédent, elle s’avance pour une rencontre très compliquée face à Mirra Andreeva. La jeune joueuse russe de seulement 18 ans est un véritable phénomène et il va falloir batailler pour voir les demi-finales du tournoi du Grand Chelem parisien.
Une chose est sûre pour Loïs Boisson, la jeune joueuse de tennis a déjà réussi son tournoi sur le plan financier. La nouvelle coqueluche de Roland-Garros a déjà empoché une impressionnante somme d’argent grâce à sa victoire en quart de finale étant donné les dotations très importantes concernant les tournois du Grand Chelem. La Française est ainsi assurée de repartir avec au minimum 440 000 euros cette année. Un pactole qu’elle pourra peut-être investir en partie dans ses entraînements, elle qui est plutôt du genre atypique lorsqu’il s’agit de se préparer et de progresser dans sa pratique du tennis.
Si, comme la plupart de ses rivales, Loïs Boisson fait évidemment très attention à des éléments essentiels comme la récupération, le travail physique et la nutrition, elle met également l’accent sur sa vision, comme l’explique L’Équipe. Pour cela, celle qui a un papa ancien sportif de haut niveau s’est attachée les services du préparateur physique Sébastien Durand, qui lui fait de l'entraînement neuro-visuel. “L'idée est de connecter la prise d'information du cerveau à l'œil pour que le joueur ne subisse plus l'information. On sait aujourd'hui que l'œil compte pour 80 % dans la prise d'informations. Le travail sur la vision n'est pas nouveau, mais je me disais qu'on pouvait aller plus loin”, explique-t-il.
Pour la nouvelle sensation française de Roland-Garros, qui a mis Yannick Noah dans tous ses états, cela passe notamment par “des accessoires tels que des casques de réalité virtuelle ou des lunettes stroboscopiques”, comme l’explique nos confrères, mais pas uniquement. Un jeu de carte particulièrement célèbre est également utilisé, le Uno, “pour associer une tâche motrice à un chiffre et une autre à une couleur”. Des exercices pas comme les autres mais qui portent visiblement leurs fruits. “En un an, on a vu des résultats notables dans tous les secteurs. Nous avons constaté des progrès dans la réactivité, l'équilibre”, se félicite Sébastien Durand à propos de Loïs Boisson.
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