Le printemps est bel et bien là, et avec lui, cette odeur caractéristique de l'ocre qui commence à chatouiller les narines des fans de tennis du monde entier. Roland-Garros, le rendez-vous incontournable du Grand Chelem, s'apprête à rouvrir ses portes pour une quinzaine qui s'annonce déjà légendaire, dès le 24 mai prochain. On a encore tous en tête les images vibrantes de l'édition 2025, marquée par le sacre magistral de Carlos Alcaraz chez les messieurs et la domination de la Polonaise Iga Swiatek chez les dames. Toutefois, pour 2026, c'est une tout autre histoire qui se prépare sur les courts mythiques parisiens.
Cette année, ce ne sont pas seulement les balles qui vont fuser à des vitesses folles, mais aussi les investissements. En effet, la Fédération Française de Tennis a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour attirer l'élite mondiale et surtout, pour mieux la protéger.
C’est LA grande nouvelle qui agite le monde du tennis à quelques semaines du coup d'envoi : pour l'édition 2026, Roland-Garros passe à la vitesse supérieure côté finances. Jeudi 16 avril, Amélie Mauresmo a pris la parole lors d'une conférence de presse très attendue pour annoncer une réévaluation spectaculaire du "prize-money". Celle qui a marqué l'histoire du sport français avec ses victoires mémorables à l'Open d'Australie et à Wimbledon, et qui désormais endosse son rôle de directrice du tournoi avec une vision très claire et sociale, a annoncé que la dotation globale de Roland-Garros afficherait cette année un total vertigineux de 61,723 millions d'euros. Et si ce chiffre ne vous parle pas vraiment, imaginez surtout que cela représente une hausse non négligeable de 9,53 % par rapport à l'année dernière !
Surtout, l'ancienne sportive a tenu à mettre l'accent sur les joueurs moins haut dans le classement du circuit, pour qui une saison a vite fait de devenir un véritable défi financier. La dotation des qualifications au tournoi bondit ainsi de 12,9 %. L'objectif d'Amélie Mauresmo et de la direction de Roland-Garros est limpide : ”Accompagner le mieux possible les joueuses et joueurs ayant le plus besoin de revenus pour financer leur saison”. Avec de tels montants en jeu, une chose est sûre : cette année, la compétition promet d'être encore plus féroce.
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