Après avoir réglé ses comptes avec Elodie Gossuin qui l’accuse de l’avoir écartée de Miss France, Sylvie Tellier a une nouvelle fois été contrainte de sortir du silence ce dimanche 26 juillet 2026. Suite à la diffusion d’une vidéo qui a fait polémique, l’ancienne directrice générale du concours de beauté a décidé de prendre la parole sur un sujet sensible, mais ce sera la dernière fois, prévient-elle.
Invitée du podcast Boum Boum par Alexandra Roost, Sylvie Tellier a évoqué le sujet du cancer et suscité de vives réactions. Elle disait notamment : “Si demain je suis malade, mon mari me détesterait, mais je n’en parlerai pas à la maison (...) Je suis forte mais eux ne sont pas forts”. Miss France 2002 précisait également : “Je pense que les anxieux se développent des maladies, j’en suis convaincue : l’anxiété, c’est la première maladie. Je le vois quand je côtoie les femmes des Bonnes Fées, les femmes positives vont s’en sortir deux fois plus facilement qu’une femme qui est angoissée”, en référence à son association de lutte contre le cancer du sein. Accusée d’aller dans le sens de l’injonction à tout porter dans le foyer pour une femme ou de minimiser le vécu des malades, elle a réagi dans un long post publié sur Instagram : “Les sujets de la maladie, du cancer et de la mort méritent mieux que quelques secondes d'extrait. Je comprends que certains des propos qui ont circulé aient pu blesser. Je le regrette sincèrement, car ce n'était absolument pas mon intention”.
Sylvie Tellier précise que la réalisation d’un format court de son interview a rapproché des réponses données à des moments différents de l’entretien. La production s’en est excusée mais les extraits ont continué de circuler sur les réseaux. Dans son “explication plus complète”, elle précise que le premier sujet abordé était l’hypocondrie. Elle a alors dit à son hôte ne pas être elle-même hypocondriaque et a ajouté que, selon elle, “la peur n'évite pas le danger”. Aujourd'hui, elle précise toutefois : “Je parlais de ces personnes qui vivent dans une recherche permanente de maladies, multiplient les bilans de santé ou les contrôles par anxiété”. Mais elle le dit fermement : cela ne veut pas dire qu’elle est contre les dépistages, “bien au contraire”. Elle est elle-même à jour de tous les examens recommandés et encourage tout un chacun à faire de même.
Sylvie Tellier poursuit sur une question qui posait sur sa réaction lorsqu'elle avait un problème de santé. Elle a alors évoqué une hospitalisation qui a duré plusieurs jours : “Malgré cette épreuve, j'avais choisi de rester positive, même si cela a été très difficile et très violent à vivre pour moi”. Mais elle ne souhaitait pas que l’on fasse un quelconque lien avec le parcours d’une personne atteinte d’un cancer : “Si j'ai insisté sur l'importance de rester positif, ce n'était pas pour nier la gravité de la maladie. C'était pour rappeler qu'en complément des traitements, l'espoir, l'accompagnement et le soutien psychologique peuvent être précieux”.
Elle a également admis avoir fait une erreur en citant un chiffre et justifié son sentiment d’être préparée à un tel événement : “Ce que je voulais exprimer, c'est que les statistiques sont aujourd'hui tellement importantes que je suis consciente que cela pourrait m'arriver, comme à tant d'autres femmes. Personne n'est réellement prêt à entendre un tel diagnostic”.
Et concernant son époux, la femme d’affaires raconte qu’il a été “profondément marqué par les trois cancers de sa mère, par des années de maladie et par son décès”. Elle nuance donc ses propos : “Ma première réaction a été de penser que j'essaierai sans doute de protéger les personnes que j'aime le plus longtemps possible. Mon histoire n'est pas l'histoire des autres”.
Sylvie Tellier conclut son texte en précisant qu’elle n’a jamais voulu dire aux femmes ce qu’elles devaient faire mais a répondu avec son vécu, ses peurs et son histoire familiale : “Ce n'était ni un conseil, ni un exemple à suivre”. Elle regrette toutefois la violence des réactions suscitées par ces vidéos et finit par un avertissement : “Ce sera ma seule prise de parole sur ce sujet”. Positive, elle souhaite désormais revenir à ce qui compte le plus pour elle : “continuer à agir, sur le terrain, auprès des personnes qui en ont besoin”.
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