Dans les pages de Madame Figaro, Guillaume Gallienne apparaît tel qu’on l’imagine : curieux, polyglotte, avide de mouvements, mais toujours relié à Paris par un fil invisible. L'acteur voyage pour voir son fils Tado, étudiant aux États-Unis, et suit de près Kallirhoe, le ballet qu’il a imaginé avec Alexeï Ratmansky et qui s’envolera vers le Staatsoper de Vienne en janvier. Pourtant, au cœur de ce tumulte créatif, une certitude demeure : Paris est son point fixe. "Je suis fondamentalement parisien : je ne traverse pas sur les clous, je suis souvent en retard, je râle beaucoup et, dans le tourbillon, je trouve toujours du temps pour papoter, traîner en terrasse, aller voir." Une déclaration qui, dans une simple promenade automnale, prend des allures de manifeste.
Ce goût affiché pour la vie parisienne n’efface pas l’autre facette, plus rurale, de l’acteur : son enfance dans le Périgord Noir, au Manoir de Maillac, demeure ancrée dans la mémoire des habitants de Sainte-Nathalène. Mise en vente il y a quelques mois comme nous l'écrivions à l'époque, cette demeure familiale évoque un tout autre rythme, celui des séjours prolongés, des voisins bienveillants et d’une existence plus simple. Gallienne y a laissé l’image d’un jeune garçon devenu un homme respectueux et discret, loin des clichés de la célébrité parisienne. Mais même au cœur de ce village de 500 âmes, rien ne laissait présager qu’il s’y installerait durablement : son esprit, lui, a toujours préféré l’effervescence de la capitale.
Alors qu’il revient à l’écran dans Lady Nazca, en salles le 10 décembre, celui dont la cousine a été princesse et mannequin pour Chanel semble embrasser pleinement ce paradoxe : voyageur infatigable, héritier d’une enfance périgourdine, mais parisien dans l’âme — avec ce mélange unique de charme, d’ironie tendre et de liberté qui le rend, plus que jamais, indissociable de sa ville.
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