Actualité
Exclus
People France
Politique
Interviews
People UK
People US
Tous les thèmes
Cinéma
Johnny Depp
Blake Lively
Tom Cruise
Leïla Bekhti
Carole Bouquet
Gérard Depardieu
Sophie Marceau
Pierre Niney
Juliette Binoche
Emmanuelle Béart
Séries
Demain nous appartient
Ici tout commence
Plus Belle la Vie
Un si grand soleil
TV
Télé Réalité
Familles nombreuses
Koh-Lanta
Danse avec les Stars
L'Amour est dans le pré
Mariés au premier regard
Pékin Express
Top Chef
Les Anges
Les Marseillais
Miss France
TPMP
Musique
The Voice
Eurovision
Céline Dion
Amel Bent
Louane Emera
Vitaa
Slimane
Jenifer
Britney Spears
Lady Gaga
Florent Pagny
Star Academy
Mode
Fashion Week
Défilés
Mannequins
Looks
Beauté des stars
Silhouettes de stars
Royauté
Faits divers
Justice
Police
Insolite
NEWSLETTER

Michael Winner "pervers" : Trois actrices dénoncent le cinéaste, mort en 2013

Michael Winner "pervers" : Trois actrices dénoncent le cinéaste, mort en 2013
Michael Winner et sa femme Geraldine (Lynton-Edwards) lors de leur mariage, le 19 septembre 2011 à Londres.
22 photos
Lancer le diaporama
Michael Winner et sa femme Geraldine (Lynton-Edwards) lors de leur mariage, le 19 septembre 2011 à Londres.
Libérés par l'affaire Weinstein, les trois témoignages relatent exactement la même situation...

Tandis qu'Harvey Weinstein se terre dans l'Arizona, "aux soins" entouré d'une équipe de médecins, les révélations et accusations continuent de pleuvoir pour dénoncer les agissements de prédateurs sexuels, et pas seulement les siens. Décédé en 2013 à 77 ans, Michael Winner est à son tour dans le collimateur...

Le réalisateur anglais d'Un justicier dans la ville, premier film d'une saga fameusement portée par Charles Bronson, n'est plus de ce monde, mais trois actrices ayant eu affaire à lui se font justice par contumace. Les trois femmes, dont deux se sont identifiées - Debbie Arnold, connue pour sa participation à plusieurs des plus populaires feuilletons britanniques (Coronation Street, Emmerdale, EastEnders, Hollyoaks), et Cindy Marshall-Day, qui a joué dans un autre soap outre-Manche (Crossroads) -, dénoncent la manière dont le cinéaste abusait de la naïveté de jeunes actrices et leur demandait de se dévêtir pour lui montrer leur poitrine.

J'ai été choquée lorsqu'il a répété la question

Aujourd'hui âgée de 62 ans, Debbie Arnold a fait le récit à l'hebdomadaire Sunday People de son mauvais souvenir, au début des années 1980, au domicile de Michael Winner. Ce dernier l'avait invitée chez lui après être entré en contact avec sa mère, qui était son agent, et la jeune femme, qui n'auditionnait pas pour un rôle précis, voyait dans cette rencontre l'opportunité de donner un coup de pouce à sa carrière naissante. Arrivée sur place, au premier étage d'une grande maison du quartier de Holland Park (tout près de Hyde Park à Londres), l'homme, qui était alors dans la quarantaine, la fit se mettre dans la lumière, devant une grande fenêtre. "Il m'a demandé d'enlever mon haut, puis mon soutien-gorge, et m'a dit de me masser les seins, relate l'actrice. Je lui ai demandé de répéter la question, parce que je croyais avoir mal entendu. J'ai commencé à m'éloigner de la fenêtre et il m'a demandé pourquoi. Je lui ai dit que j'avais du mal à croire ce qu'il venait de dire. J'ai cru à une blague, alors j'ai été choquée lorsqu'il a répété la question. J'ai avancé droit vers lui et je lui ai dit : "Va te faire foutre, sale vieux pervers !"."

Debbie Arnold achève son récit en confiant avoir rapporté dans une conversation téléphonique le comportement déplacé du réalisateur à Equity, son syndicat. On lui a ri au nez. Et, comme beaucoup d'actrices dans cette position, elle a préféré ne pas en parler à la police, de peur de devoir dire adieu à sa carrière. "Peu importe qu'il soit mort, dit-elle aujourd'hui, on doit quand même le dénoncer."

Un immonde pervers

C'est à peu près à la même époque, en 1985, que Cindy Marshall-Day (50 ans) a vécu une mauvaise expérience similaire avec celui qui, parmi la trentaine de films qu'il a réalisés, a également signé Le Grand Sommeil (1978) avec Robert Mitchum, La Dépravée (1983) avec Faye Dunaway ou encore Double arnaque (1990) avec Michael Caine (témoin du cinéaste lors de son mariage en 2011) et Roger Moore. "Son impudence m'a mise tellement en colère. Ce n'était pas une audition pour un rôle nu, alors pourquoi aurais-je dû me déshabiller ? Je me suis sentie tellement salie", se remémore-t-elle également pour Sunday People, signalant que l'humeur de Michael Winner a changé du tout au tout lorsqu'elle a refusé de s'exécuter. "C'était un horrible et immonde pervers, il s'attaquait à de jeunes actrices naïves qui voulaient seulement gagner leur vie", fustige-t-elle.

Contrairement aux deux précédentes, la troisième actrice à s'être manifestée, qui a souhaité conserver l'anonymat, a eu la faiblesse d'obéir au cinéaste. Elle avait alors 16 ans et suivait encore des cours d'art dramatique. "Je me rappelle de lui assis derrière son bureau, avec son gros cigare, en train de m'ordonner de me mettre devant la fenêtre et d'enlever mon haut. J'étais terriblement naïve à l'époque et je ne l'ai dit à personne. C'était un homme mauvais", témoigne-t-elle à présent.

Qu'en pense la veuve de Michael Winner ?

Contactée suite à ces allégations, la veuve du réalisateur, Geraldine, qui l'avait épousé deux ans avant qu'il meure d'un cancer du foie et a reçu en héritage entre autres choses 20 millions de livres sterling ainsi que la maison de Holland Park (cédée au chanteur Robbie Williams pour 17,5 millions), n'a pas souhaité faire de commentaires, se bornant à considérer par avance que toute histoire publiée par Sunday People serait fausse. Son témoignage n'aurait pourtant pas été dépourvu d'intérêt : Michael Winner avait connu Geraldine Lynton Edwards à l'époque où elle était une comédienne et danseuse en devenir âgée de 16 ans. Lui en avait 21 et se lançait dans la réalisation.

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
En vidéos
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel

Store Image