Ce vendredi 3 octobre 2025, cela fait déjà un an jour pour jour que Michel Blanc nous a quittés, laissant derrière lui sa famille, ses proches, et notamment sa compagne Ramatoulaye Diop. Il a rendu son dernier souffle à l’âge de 72 ans, la cause du décès est attribuée à un choc anaphylactique, accompagné d’un œdème de Quincke. Plusieurs médias rapportent que l’allergie a pu être déclenchée par un médicament ou un produit de contraste lors d’un examen médical.
"D'après les premiers éléments, c’est un produit de contraste - substance qui permet de mettre en évidence les organes lors d'un scanner, d'une IRM ou d'une échographie - qui aurait déclenché cette réaction allergique très brutale, jeudi après-midi. Devant les premiers symptômes, le médecin sur place a immédiatement appelé le Samu, mais lorsque les secouristes sont arrivés, Michel Blanc était déjà en arrêt cardiaque. Il est finalement décédé à 23 heures", rapportait BFMTV.
"Les circonstances de la mort de l'acteur relèvent d'autant plus d'une triste ironie qu'il souffrait d'hypocondrie", rappelaient nos confrères de Télé-Loisirs, cette fois-ci. Et Michel Blanc avait d'ailleurs déjà évoqué de lui-même son hypocondrie et son origine, pour Paris Match en 2015 : "Elle est plus liée au souffle au coeur décelé à ma naissance. J’ai été élevé dans du coton. On me répétait sans cesse que j’étais fragile, ça ne rassure pas. Il arrivait à mon père de me dire : 'Ne lève pas trop les bras en l’air à cause de ton coeur'. Je me souviens même d’un petit dur à l’école qui m’avait balancé avec mépris : 'Toi, je vais même pas te casser la gueule, t’es cardiaque'. Je n’ai pas aimé cette période".
Une angoisse qui s'est accentuée à l'adolescence, avec les problèmes de santé de sa mère : "Elle a dû subir une sévère radiothérapie qui, tout en la sauvant, lui dévorait les tissus et la faisait tousser la nuit. Je me réveillais et je me disais : 'Le cancer s’étend, ça touche les poumons, elle va mourir'. Jusque-là, je n’avais connu que l’insouciance dans une famille très soudée. L’angoisse de perdre un être aimé a définitivement brisé l’enfant en moi."
Une "peur de la mort" qui n'a cessé de le suivre, à tel point qu'il a commencé à s'imaginer des scénarios : "Je fais le plus de choses possibles pour ne pas avoir le temps d’y penser. Et pourtant j’y pense. Quand j’arrive à la fin d’un tournage, je me dis souvent : 'Voilà, si je disparaissais maintenant, ils pourraient quand même monter le film'. Comme si l’idée du devoir accompli me rassurait."
A noter que la disparition de Pascal Chaumeil, le réalisateur du film Un petit boulot (2016) dont il a écrit le scénario, n'a là aussi fait que renforcer cet état : "Ça m’a sidéré. Il est allé jusqu’au bout du montage avec une volonté incroyable. Il a rendu sa copie jusqu’à faire une première projection un lundi soir. Trois jours après, il était mort."
Pour rappel, Michel Blanc, révélé avec la troupe du Splendid, a ensuite brillé comme réalisateur et scénariste salué aux César, tout en décrochant le prix d’interprétation à Cannes en 1986, puis deux César, dont un d’honneur en 2021, couronnant une carrière aussi populaire qu’exigeante.
player2
player2
player2