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Mort de Michel Duchaussoy : Détails sur les obsèques du comédien incontournable

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Réactualisation : Ce samedi 17 mars, le carnet du Figaro nous apprend que la crémation de Michel Duchaussoy aura lieu mardi 20 mars, au crématorium du cimetière du Père-Lachaise, dans le 20e arrondissement de Paris.

Le 14 mars 2012, nous écrivions : Implacable et saisissant, Michel Duchaussoy poursuivait l'assassin de son fils dans Que la bête meure (1969) et marquait une génération entière de cinéphiles. Quatre décennies et un certain nombre de rôles inoubliables plus tard, le comédien est mort à 73 ans d'un arrêt cardiaque.

Découvert dans Vie privée (1961) de Louis Mallepuis dans Jeu de massacre (1967) d'Alain Jessua, Michel Duchaussoy trouve la consécration devant la caméra de Claude Chabrol. Que la bête meure (1969), La Femme infidèle (1969), Juste avant la nuit (1970), La Rupture (1970), Nada (1973) et La Demoiselle d'honneur (2004) ponctuent sa carrière de belles collaborations.

Discret mais respecté, il tourne avec les réalisateurs les plus importants du cinéma français : Fort Saganne (1984) et Le Môme (1986) d'Alain Corneau, La Vie et rien d'autre (1989) de Bertrand Tavernier, Milou en mai (1990) de Louis Malle, La Veuve de Saint-Pierre (2000) et Confidences trop intimes (2004) de Patrice Leconte, La Révolution française (1989) et Fait d'hiver (1999) de Robert Enrico, Amen (2002) de Costa-Gavras, Persécution de Patrice Chéreau (2009), les deux films Mesrine (2008) de Jean-François Richet ou encore la trilogie animée Arthur (2010) de Luc Besson. Il a également prêté sa voix à la version française du Parrain de Coppola, où il incarne le personnage de Marlon Brando. Il apparaîtra une dernière fois dans le rôle d'Abraracourcix dans Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté, en salles le 17 octobre.

Omniprésent sur les écrans de cinéma, Michel Duchaussoy s'est avant tout illustré sur les planches de théâtre, notamment en pensionnaire de la Comédie-Française. Avec Feydeau, Shakespeare, Molière, Corneille, Sophocle, Musset ou encore Dostoïevski, il devient un comédien incournable de théâtre, s'essaye également à la mise en scène dans les années 70 et reçoit un Molière pour Phèdre (2003) de Patrice Chéreau. La comédienne Geneviève Casile se souvient : "Ce n'était pas quelqu'un d'obsédé par sa propre personne, comme peuvent l'être d'autres grands acteurs. C'était un partenaire loyal, respectueux de ses partenaires et... très blagueur. Il adorait trouver l'à-côté des scènes et des situations qu'il jouait, toujours avec un clin d'oeil en poche. Je le trouvais peut-être encore plus extraordinaire au cinéma, où il déployait une finesse parfois avalée par l'étendue d'une grande scène de théâtre."

Catherine Salviat continue : "Ce que je retiendrai de Michel avant tout ? L'humour, le génie de l'originalité, la fidélité. Et la discrétion. C'était à la fois un comédien et un vrai acteur : un fort tempérament et un caméléon. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il ne sera plus là, que je ne pourrai plus compter sur lui. Je n'oublierai jamais la jouissance à jouer avec lui, ni le bonheur d'être son amie."

Sur le petit écran, le visage de Michel Duchaussoy traverse les époques. De la saga estivale Les Coeurs brûlés (1992) avec Mireille Darc au Zodiaque (2004) de Claire Keim, il participe au téléfilm de luxe Les Misérables (2000) de Josée Dayan et à la série coup de poing Braquo (2009) d'Olivier Marchal, parmi beaucoup d'autres rôles. Récemment, il tournait avec Thierry Lhermitte dans L'Affaire Gordji, un téléfilm de Guillaume Nicloux où il incarne François Mitterrand.

C'est d'ailleurs le neveu de l'ancien président de la République Frédéric Mitterrand qui s'est exprimé sur la disparition de Michel Duchaussoy, près d'un an après lui avoir remis la Légion d'honneur. Dans un communiqué du ministère de la Culture et de la Communication, il lui rend un bel hommage :

"Sociétaire de la Comédie-Française, où il s'illustra pendant vingt ans dans les plus grands rôles du répertoire, Michel Duchaussoy s'était aussi imposé au cinéma comme l'un des plus brillants acteurs de sa génération.

Les cinéphiles l'avaient découvert à la fin des années soixante, dans l'univers très original, puissant et profondément captivant d'Alain Jessua et de son film Jeu de massacre. Michel Duchaussoy était ensuite devenu l'un des acteurs fétiches de Claude Chabrol. On le retrouvera ainsi dans La Femme infidèle, Que la bête meure, La Rupture, Juste avant la nuit, Nada, et, bien plus tard, dans La Demoiselle d'honneur. Parmi les grands réalisateurs qui ont voulu s'associer à son si rare talent, on trouve également Yves Robert, Paul Vecchiali, Bertrand Tavernier, Louis Malle ou encore Alain Corneau.

Michel Duchaussoy laissera le souvenir d'un comédien dont la subtilité et la grande séduction servaient à merveille son incomparable jeu, témoin des mouvements les plus complexes de l'âme et du coeur."

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