L’affaire a pris de l’ampleur en quelques heures. L’humoriste Nawell Madani est visée par une enquête du parquet de Paris après un incident survenu dans la soirée du 6 octobre sur les Champs-Élysées, où un garçon de six ans aurait reçu un coup. Le parquet a ouvert une enquête pour violences sur mineur de moins de 15 ans, afin de déterminer les circonstances exactes des faits. Selon les premiers éléments, l’enfant a été pris en charge par les secours puis conduit à l’hôpital Necker pour bilans et examens : il a pu regagner son domicile le soir même, sans blessure grave signalée. Les secours et les autorités confirment qu’un examen médical a eu lieu pour vérifier l’état du petit garçon.
Sur place, les versions divergent. D’après le récit du père recueilli par Le Parisien, le petit garçon aurait demandé une photo avec la personnalité et se serait approché pour caresser un chien que l’humoriste portait dans son sac ; c’est alors, selon ce témoignage, que la comédienne lui aurait asséné un coup de pied au thorax. Les secondes après la scène ont été filmés par un témoin, ce qui a contribué à la diffusion rapide de la vidéo sur les réseaux.
Pourtant, le père de l’enfant assure que sa famille a l’habitude de prendre des photos avec des personnalités lors de leurs sorties. Ses fils partagent régulièrement leurs rencontres sur TikTok, et comptent plus de 10 000 abonnés sur la plateforme. Au quotidien, la petite bande publie des vidéos de chorégraphies et de rencontres avec des artistes, comme Wejdene, Franck Gastambide ou encore Stefflon Don. Les publications montrent également que la famille est engagée. A deux reprises, Djullian et ses frères ont publié des vidéos en faveur de la lutte contre le harcèlement.
De son côté, Nawell Madani se serait présentée d’elle-même au commissariat du 8ᵉ arrondissement le soir même de l'altercation. Elle aurait expliqué aux enquêteurs avoir été approchée par des enfants, puis avoir cru être victime d’une tentative de vol et avoir réagi en portant un coup, un geste qu’elle dit lié à la peur sur le moment.
Dans un communiqué transmis par son conseil et relayé par l’AFP, l’humoriste se dit "profondément affectée par ce qu'il s’est passé" et exprime sa "tristesse à l’égard de l’enfant et de sa famille". Selon ce même communiqué, la compagne de Djebril Zonga se dit "soulagée de savoir que le plaignant se porte bien" et affirme avoir "pleinement collaboré avec les services de police pour que l’enquête judiciaire en cours permette d’établir les faits avec précision, au-delà des interprétations et des images relayées".
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