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Orelsan relaxé dans ''l'affaire Sale pute'' : la fin d'une longue polémique ?

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Il y a bien longtemps qu'Orelsan est passé à autre chose, même si la polémique a bien failli lui faire perdre définitivement son mojo et s'il épanchait un fond de rancoeur dans Raelsan, single de son retour en 2011 avec l'album Le Chant des Sirènes : "Merci quand même pour le coup de pub/Merci les chiennes de garde pour le coup de pute", rappait-il à destination des détractices de son morceau Sale Pute, celui par lequel la notoriété et les embrouilles sont arrivés simultanément.

Poursuivi en justice pour "provocation au crime" par le mouvement féministe Ni Putes Ni Soumises, qui avait porté dès février 2009 devant les tribunaux ses récriminations contre la chanson, perçue comme un "appel à la haine", Orelsan a été relaxé mardi 12 juin 2012 par le tribunal correctionnel de Paris. Lors de l'audience du mois de mai, le rappeur normand de 29 ans s'était défendu de toute incitation au crime ou à la violence et avait argué de sa liberté de création. Une position qui, si le jeune homme, Aurélien Contentin de son vrai nom, a évolué depuis ses débuts, n'a elle pas changé en trois ans : régulièrement interrogé sur le sujet en interview, Orelsan a toujours revendiqué sa liberté d'expression artistique, rapportant les termes très crus du morceau Sale Pute à la stricte vérité du personnage qu'il y mettait en scène, en l'occurrence un jeune homme ivre de colère et de rage après la découverte de la tromperie de sa compagne, qui entasse les menaces et les fantasmes de violence entrecoupés de "je t'aimais". L'association Ni Putes Ni Soumises, qui s'était certes félicitée en début d'année "du changement de style des chansons du rappeur" au moment de sa double conscration aux Victoires de la musique 2012, entendait bien obtenir "un jugement exemplaire contre toute apologie sordide de la brutalité envers les femmes", affirmant par la voix de sa présidente Asma Guéfini "qu'aucune oeuvre dite 'de fiction' ne peut justifier la haine, le mépris et l'entrave à la liberté des femmes". La décision de justice de ce jour, contraire, sera-t-elle néanmoins le point final à cette controverse qui traîne péniblement ?

Malgré les explications d'Orelsan et sa décision de ne pas interpréter la chanson incriminée en concert dans un signe d'apaisement, la "polémique Sale pute" avait eu des répercussions terribles, entraînant notamment la déprogrammation de l'artiste dans plusieurs festivals (dont les Francos de La Rochelle 2009), dont les effets ne se sont d'ailleurs toujours pas entièrement dissipés en 2012.

Quelques heures avant le verdict du tribunal correctionnel de Paris, Orelsan, au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1, s'était dit confiant, "sûr" d'être relaxé. Il en avait profité pour réitérer, une énième fois, sa vision des choses : "Le but, c'était des paroles violentes sur une émotion. Ce que j'aime bien dans l'art, c'est quand ça provoque, dépeindre quelque chose qui existe et appuyer là où ça fait mal et dépeindre quelque chose de moche." Comme le mois précédent devant le tribunal, où il avait estimé que "les gens suffisamment bêtes pour réitérer ce qui est dit dans une chanson sont dangereux dès le départ", il a déploré ce matin que les gens s'exprimant sur la polémique "avaient juste pris des paroles sorties du contexte et n'avaient pas vu le clip", diffusé lors du procès.

Orelsan est actuellement en tournée dans toute la France. Il sera le 22 juin sur la scène des Solidays.

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