Champion du monde avec les Bleus en 2018, Raphaël Varane a marqué le football français par son élégance et son palmarès. Formé au RC Lens, le défenseur a ensuite brillé au Real Madrid, où il a remporté quatre Ligues des champions, avant de poursuivre sa carrière à Manchester United. Retraité des terrains depuis 2024 après un très bref passage à Côme, l'ancien international français qui compte 93 sélections avec les Bleus poursuit désormais son engagement en dehors du terrain, avec une priorité : mieux protéger la santé des jeunes joueurs.
Membre du conseil d'administration de Côme, Raphaël Varane a participé à l'élaboration d'un programme destiné à "réduire les impacts à la tête évitables". Une initiative qui s'inscrit dans la continuité de son combat sur les commotions cérébrales, un sujet qu'il avait déjà évoqué en 2024 dans L'Équipe après avoir lui-même subi plusieurs chocs au cours de sa carrière. Sur le site du club italien, l'ancien défenseur explique : "J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises la nécessité de prendre au sérieux les chocs à la tête dans le football et l’impératif absolu de protéger nos enfants." Le footballeur qui s'est offert un mariage de rêve avec sa chère et tendre Camille détaille ensuite sa vision de la formation : "Pour les jeunes joueurs, la meilleure approche repose sur des règles claires, un bon encadrement, une bonne compréhension et une culture où le bien-être et la sécurité passent avant tout. Cette démarche réduit les contacts inutiles dès le plus jeune âge, lorsque le cerveau est encore en pleine croissance, puis enseigne correctement cette technique, étape par étape, avec le bon contrôle."
Concrètement, le plan mis en place par Côme interdit le jeu de tête, aussi bien à l'entraînement qu'en match, pour les enfants de moins de 10 ans. Les touches et les corners sont désormais joués au sol dans cette catégorie. Les moins de 11 ans sont soumis aux mêmes restrictions, avant une découverte progressive du jeu aérien en fin de saison avec un ballon léger en caoutchouc. Les catégories supérieures sont ensuite initiées par étapes, avec un nombre limité de têtes par séance et des ballons moins gonflés afin de réduire les impacts. Cette décision s'inscrit dans un mouvement plus large de prévention. En France, la Fédération française de football interdit déjà le jeu de tête chez les moins de 10 ans, tandis que l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande l'ont supprimé lors des entraînements des équipes de moins de 12 ans. Ces mesures répondent aux inquiétudes grandissantes sur les effets des commotions cérébrales répétées, un sujet devenu central dans plusieurs disciplines sportives.