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Roman Polanski, accusé de viol : ''Je n'arrive pas à parler de cette histoire...''

Roman Polanski en couverture de "Vanity Fair", en kiosques le 23 octobre 2013.
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Roman Polanski en couverture de "Vanity Fair", en kiosques le 23 octobre 2013.

Alors que sort sur les écrans son dernier film, La Vénus à la fourrure, dialogue savoureux entre un metteur en scène et sa comédienne, Roman Polanski est en couverture du nouveau numéro de Vanity Fair. Le magazine dresse le portait d'un réalisateur à travers les drames qui ont jalonné son existence, le massacre de son épouse Sharon Tate en 1969 alors qu'elle était enceinte et l'affaire Samantha Geimer. Une jeune fille de 13 ans avec laquelle il a eu une relation sexuelle illicite.

Samantha Geimer raconte son histoire dans un livre intitulé La Fille. Ma vie dans l'ombre de Roman Polanski, sorti ces jours-ci chez Plon. Alors on reparle de l'affaire. Dans une interview accordée à ABC en 2009, le réalisateur confiait : "À cette époque, il m'a été très difficile de me persuader que c'était mal. Je pensais que personne n'en avait souffert. Plus tard, j'ai réalisé que ce n'était pas bien de faire ça mais il n'y avait aucune préméditation, c'est juste arrivé comme ça..." Dans Vanity Fair, Polanski explique ne pas "arriver à parler de cette histoire" : "Je la regrette. Mais elle me rattrape sans cesse." Dans son livre, Samantha Geimer critique avec force le système judiciaire américain et explique qu'elle préférerait revivre son agression plutôt que son audition par le grand jury. Elle réitère son pardon au réalisateur et comprend qu'il ait fui les États-Unis. "Tout homme, même lui, a droit à un procès équitable", déclare-t-elle cette semaine dans le Elle français.

En 2009, à la surprise générale, Roman Polanski est arrêté à Zurich. "Pendant trente ans, on n'a jamais cherché à m'arrêter. J'allais dans le monde entier sauf aux États-Unis et en Grande-Bretagne. [...] Tout à coup, à l'occasion d'une campagne électorale pour le poste de procureur de Californie, le district attorney de Los Angeles s'est servi de moi comme d'un cheval de bataille : il a perdu mais il a réveillé l'affaire." Roman Polanski termine le montage de The Ghost Writer en prison et la post-production depuis son chalet de Gstaad où il fut assigné à résidence surveillée durant huit mois. L'affaire aurait pu être réglée à ce moment-là : "Après l'épisode suisse, il y a eu un projet d'accord, raconte Polanski. Mais la justice voulait une audience filmée, alors j'ai refusé."

Vanity Fair révèle que le réalisateur et Samantha Geimer communiquent par e-mails. "Ils échangent des informations sur 'leur affaire' commune, celle qui les a condamnés, tous deux, au pilori publicitaire planétaire sans fin. Le calvaire judiciaire de l'un a aussi pourri la vie de l'autre. Le traitement infligé au cinéaste a fait de Samantha Geimer une victime à perpétuité", peut-on lire dans Vanity Fair. Ce statut de victime, l'intéressée le refuse catégoriquement. Polanski, lui, semble résigné : "C'est une historie sans fin. Il est possible qu'il n'y ait jamais d'issue. Évidemment, si je me rends à Los Angeles, ils me mettront en garde à vue, sans doute en détention. À mon âge [80 ans, NDLR], je n'ai aucune envie de retourner en prison là-bas."

"Vanity Fair", en kiosques le 23 octobre 2013.

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