La vie sentimentale de Roberto Alagna a été marquée par plusieurs grandes histoires, mais aussi par un terrible drame. Avec sa première épouse, Florence Lancien, il a eu une fille, Ornella, née en 1992. Peu après sa naissance, Florence a été diagnostiquée d'une tumeur au cerveau et est décédée quinze mois plus tard, à seulement 29 ans. "Je suis mort avec elle, je ne suis plus le même depuis", avait confié des années plus tard le ténor à propos de cette disparition.
Roberto Alagna a ensuite retrouvé l'amour auprès d'une autre grande voix de l'opéra, la soprano roumaine Angela Gheorghiu. Mariés en 1996, les deux artistes ont formé pendant de nombreuses années un couple à la ville comme à la scène avant leur divorce en 2013. Le ténor a ensuite refait sa vie avec la soprano polonaise Aleksandra Kurzak. Leur fille Malèna est née en janvier 2014 et les deux artistes se sont mariés l'année suivante, en Pologne.
Lorsqu'il était encore en couple avec Angela Gheorghiu, Roberto Alagna avait accepté de dévoiler une partie de son quotidien dans le documentaire Roberto Alagna : de la banlieue à l'opéra. Les caméras avaient notamment pénétré dans l'un des logements dont le couple disposait à travers le monde : un vaste appartement londonien installé dans un hôtel particulier de l'un des quartiers les plus huppés de la ville. Les images permettent de découvrir un intérieur très classique et cossu. Dans la salle à manger trône une imposante table en bois entourée de nombreuses chaises, tandis que les grandes fenêtres sont habillées d'épais rideaux fleuris. Mobilier en bois sombre, cheminée ouvragée, lampes à abat-jour, moquette claire et tableaux complètent une décoration très traditionnelle. Le salon apparaît tout aussi confortable, avec son grand canapé, sa table basse et ses larges fenêtres.
Roberto Alagna reconnaissait que ce type de logement n'était pas accessible à tous. "Il y a peu d'endroits dans le monde où, en fait, on a des appartements. On a des appartements à New York et à Londres. Bon, bien sûr, Paris et d'autres endroits, mais je veux dire, sinon ailleurs, on prend toujours un hôtel", expliquait-il dans le documentaire, avant d'ajouter : "Alors bien sûr, ce sont des appartements… disons la vérité, tout le monde ne peut pas se permettre des appartements comme ça. Mais nous, avec Angela, on préfère souvent avoir un confort de vie qui soit quand même agréable, parce que sinon, ce métier devient un calvaire." Pour ces deux artistes amenés à multiplier les déplacements et les longues périodes loin de chez eux, disposer de véritables appartements dans certaines des villes où ils se produisaient était donc une manière de conserver un semblant de vie quotidienne, malgré un rythme professionnel hors norme.