Après des années de réflexions, de projets et d'hésitations, le 20 septembre 2023 a ouvert le Musée Gainsbourg. La légendaire demeure de l'artiste était fermée depuis sa mort en mars 1991. Charlotte Gainsbourg, initiatrice de ce projet, a voulu préserver le mystère et la découverte de ce lieu mythique qui a gardé toute son âme. Un objectif ambitieux pour lequel elle a mis tout son coeur et son âme, devant composer ensuite avec un conflit judiciaire lourd avec Dominique Dutreix, condamné en décembre 2024 à rembourser près d’un million d’euros. Désormais reprise par la société Avoda de Philippe Dabi, proche de l'actrice et chanteuse, la bâtisse peut fêter plus sereinement son 3e anniversaire. Une date qui coïncide avec les Journées européennes du patrimoine des 19 et 20 septembre et pour l'occasion, le 5 bis de la rue de Verneuil donne un rendez-vous alléchant au public.
Le lieu proposera une surprise exclusive à cette occasion : une ouverture nocturne exceptionnelle et entièrement gratuite du parcours "Musée seul" au 14 rue de Verneuil dans la soirée du samedi 19 septembre. Les visiteurs pourront ainsi déambuler gratuitement à travers la collection de plus de 400 objets personnels, d'archives rares et de manuscrits inédits retraçant la vie de l'artiste. En prime, le public aura l'opportunité de découvrir l'exposition temporaire dédiée au mythique et scandaleux morceau Je t'aime... moi non plus. Une belle façon pour la famille Gainsbourg d'ancrer encore un peu plus le 5 bis et le 14 rue de Verneuil au cœur du patrimoine parisien et du cœur des fans. Une initiative similaire avait déjà été prise au printemps dernier pour la nuit européenne des musées. Toutes les informations pour vivre cette expérience rare sont à retrouver sur le site officiel en cliquant ici.
De plus, pour cette édition dédiée au thème "Patrimoine de la photographie", la visite du musée sera ponctuée d'échanges avec des médiateurs, qui proposeront des arrêts sur image autour d'objets spécifiques de la collection permanente.
L’expérience peut se prolonger ensuite au Gainsbarre, restaurant et bar à cocktails feutré, inspiré des premières années de la carrière musicale de Serge Gainsbourg, lorsqu'il œuvrait en tant que pianiste dans les bars et les cabarets : chez Madame Arthur à Pigalle, au Club de la Forêt au Touquet ou encore à Milord l’Arsouille au Palais Royal. A sa tête depuis 2025, le fils aîné de Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal. À la fois comédien et désormais homme de terrain, le mari de Jordane Crantelle s'est lancé un tout nouveau défi professionnel en s'associant à John Figeroa pour reprendre les rênes du Gainsbarre. Présenté comme directeur adjoint de la Maison Gainsbourg, le jeune homme a fait ainsi ses premiers pas d'entrepreneur au cœur du mythique repaire parisien. Une aventure stimulante mais non sans embûches : l'organisation de soirées privées un peu trop festives avait rapidement provoqué l'agacement des riverains du très chic 7e arrondissement, épuisés par le bruit. Soucieux de préserver la sérénité du quartier et d'honorer la mémoire de son illustre grand-père, le restaurateur en herbe s'est prêté au jeu du dialogue lors d'un échange constructif, promettant de recadrer les privatisations et de privilégier une ambiance piano-barfeutrée et élégante.
Le décor reproduit l’atmosphère créée par Serge Gainsbourg au 5 bis rue de Verneuil. Il en reprend l’esthétique et les matériaux : murs tendus de feutre noir, moquette aux motifs de pavots et de nénuphars, huisseries blanches, bow-window à l’anglaise et paravents de moucharabiehs laqués noir. Niché au cœur du musée de la Maison Gainsbourg, le Gainsbarre est à la fois un lieu de vie, de diffusion et de programmation musicale et culturelle dans le quartier emblématique de Saint-Germain-des-Prés.
Musée pris d'assaut dès son ouverture, il est un lieu de création bouillonnant, cocon familial et repaire légendaire ayant accueilli le tout-Paris, le 5 bis rue de Verneuil est bien plus qu'une simple adresse : c'est un chapitre à part entière de la vie et de l'œuvre de Serge Gainsbourg. Témoin privilégié de ses amours, de son quotidien et de ses plus grands coups de génie, ce sanctuaire intime a été jalousement préservé à l'identique par sa fille, Charlotte Gainsbourg, depuis la disparition du chanteur en 1991. De la boîte de cigarettes aux objets d'art les plus personnels, le temps s'y est littéralement arrêté.