L'année de règne d'Angélique Angarni-Filopon s'est clôturée avec succès le week-end dernier. Et c'est Hinaupoko Devèze, qui représentait Tahiti, qui a été sacrée Miss France 2026 sur la scène du Zénith d'Amiens samedi 6 décembre dernier à l'issue d'une cérémonie somptueuse. Enfin, à un détail près. Car dans les loges, Julie Zitouni (Miss Provence) et Aïnhoa Lahitete (Miss Aquitaine) ont tenu des propos inappropriés à l'égard de certaines de leurs concurrentes. Trois jours plus tard, la sanction est tombée.
"Désolée, hein, mais qu’est-ce que c’est ce top 12 ? Je ne vais pas faire ma rageuse, mais qu’est ce que c’est ce Top 12 ? Allo la Terre", lance Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine, avant que Julie Zitouni, Miss Provence, ne s'exprime de manière encore plus virulente. "Ce sont toutes des grosses p*tes", a-t-elle lâché. Une vidéo rapidement devenue virale. Et ce mardi 9 décembre, les comités régionaux de Miss Provence et Miss Aquitaine prennent, "avec le soutien de la société Miss France", une décision de taille : les deux jeunes femmes sont destituées de leur titre. "Ces paroles et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s'efforcent de défendre, peut-on lire. Il s'agit d'une décision lourde de conséquences mais nécessaire. Elle a demandé une concertation avec les services concernés, elle ne pouvait donc pas intervenir plus tôt." Par ailleurs, les comités en question précisent condamner "avec la même fermeté les propos tenus dans cette vidéo que le déferlement de cyberviolence et de harcèlement dont Julie et Aïnhoa font l'objet depuis leur diffusion".
Rappelons qu'après la diffusion de ladite vidéo, les deux Miss mises en cause avaient pris la parole. Julie Zitouni, Miss Provence, s'expliquait alors : "Une vidéo privée circule et je tiens à réagir immédiatement. Les mots que j’ai prononcés sont maladroits et ne reflètent absolument pas ce que je pense des candidates. J’ai utilisé le mot 'p*te' dans un sens familier qui, dans ma manière de parler, signifiait simplement 'les veinardes', 'les chanceuses'. Ce n’était pas une insulte. Mais ce n’est pas un vocabulaire qui a sa place dans Miss France, et je le reconnais entièrement." De son côté, Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine, indiquait que cette vidéo était "destinée à un cercle privé". Par ailleurs, elle a admis avoir "approuvé des propos inacceptables", précisant qu'ils avaient été "tenus par une autre Miss". Enfin, Hinaupoko Devèze, Miss France 2026, avait été interrogée sur le sujet sur le plateau de Quotidien. "Elles se sont expliquées, elles ont elles-mêmes présenté leurs excuses sur leurs réseaux sociaux. Je pense que c'est amplement suffisant. Je pense que l'on peut passer à autre chose", avait-elle déclaré.
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