Né le 15 juillet 1959 à Boulogne-Billancourt, Vincent Lindon est le fils de Laurent Lindon, qui fut le dirigeant de l'entreprise Audioline, et d'Alix Dufaure, qui exerçait le métier de journaliste spécialisée dans la mode au sein du magazine Marie Claire. C'est à l'âge de cinq ans que le futur acteur a vu ses parents divorcer, ce qui fut un véritable séisme pour lui, en partie à l'origine de ses tics. En 2025, le comédien multi-récompensé s'était livré comme rarement au sein d'un portrait-documentaire baptisé Vincent Lindon, cœur sanglant, diffusé sur l'antenne de la chaîne franco-allemande Arte. Au cours de ce film, celui qui est aujourd'hui une tête d'affiche incontournable du cinéma français s'est notamment confié au sujet de ses parents.
Au cours de son enfance, Vincent Lindon a notamment révélé avoir vénéré sa mère. "Ce fut pour moi la femme, ma dame", a-t-il ainsi lancé. Bien qu'il adorait également son père, le comédien a rapidement eu la conviction qu'il ne serait pas à la hauteur des attentes que ses deux parents avaient placées en lui. "Manifestement, ce n’était pas ce qu’ils avaient commandé. J’ai senti que j’étais une déception pour eux. Bourré de tics, je ne restais pas en place, je n’avais pas le temps de faire des phrases longues à cause des mouvements saccadés de ma tête, ma mère me pressait d’aller ‘au fait’, en claquant des doigts. Mais je ne pouvais pas me faire entendre", a notamment souligné Vincent Lindon dans ce documentaire. Un jour, il aurait même entendu son père dire : "Mais qu’est-ce qu’on a fait pour avoir un enfant comme lui ?". Il s'est alors remémoré la scène en précisant : "J’ai la haine. J’ai la haine".
© BestImage, Zuma Press / Bestimage
Au sein de ce même documentaire, Vincent Lindon a aussi livré un regard objectif sur sa personnalité. "Je n’ai aucun intérêt et ma venue sur terre ne changera strictement rien, mais le monde sans moi ne tournera pas pareil. Je suis une des personnes les plus bonnes qui existent. Mais je peux tuer avec mes dents quelqu’un qui se conduit mal. Je suis d’un égocentrisme qui n’a pas d’égal. Et je suis prêt à tout donner à quelqu’un qui en a besoin. Je n’ai aucune perversité et aucun cynisme mais je suis avide de pouvoir, je veux diriger, être le meilleur tout le temps et que tout le monde le sache", avait-il ainsi reconnu. Avant d'ajouter : "Je suis envahissant, j’éprouve l’autre en permanence. Je pèse plus lourd que mon poids. Et je fais ce métier pour échapper à ce monstre tentaculaire que je suis pour moi et pour les autres. Quand je pars de moi pour aller visiter un autre personnage, cela me fait des vacances".
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