Virginie Efira est à l'affiche de Soudain, le film du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi, une expérience qui l'a menée jusqu'au Festival de Cannes où elle a reçu le prix d'interprétation. Dans une interview accordée à La Tribune du Dimanche, l'actrice franco-belge s'est notamment confiée sur son rapport au Japon. Un pays qui occupe également une place particulière dans sa vie de famille, puisqu'elle a eu l'occasion de le découvrir avec sa fille (Ndlr : Virginie Efira est maman d'Ali, née en 2013 de sa relation avec le réalisateur Mabrouk El Mechri, et d'Hiro, né le 28 août 2023 de son histoire avec Niels Schneider).
Avant de tourner pour Ryusuke Hamaguchi, Virginie Efira avait déjà une certaine affection pour la culture japonaise. Elle reconnaît toutefois que sa connaissance du pays restait assez limitée. "Comme à peu près 99,9 % des Français... Ma connaissance du Japon est superficielle, mais j'aime tout : la cuisine, les sons, la philosophie, le rapport au temps ou aux détails.", a-t-elle confié. Mais son intérêt pour le Japon ne s'arrête pas au cinéma ou à la gastronomie. La comédienne a également développé un lien particulier avec cet univers grâce à sa fille. Les films d'animation japonais ont notamment accompagné leur relation au fil des années.
Virginie Efira connaissait déjà l'univers de Hayao Miyazaki avant de devenir maman. Mais c'est avec sa fille qu'elle a pris le temps de revoir ses films et de découvrir d'autres grands noms de l'animation japonaise. "J'avais déjà vu des Miyazaki avant sa naissance, mais c'est avec elle que je les ai tous revus et que j'ai découvert (Mamoru) Hosoda", a-t-elle expliqué. Une découverte qui a pris une dimension particulière pour la comédienne : "Cela nous a réunies et nous fait voir le monde..."
Cette passion commune a ensuite dépassé le cadre du cinéma. Virginie Efira et sa fille sont parties toutes les deux au Japon, une expérience que l'actrice considère comme précieuse. "Nous sommes allées toutes les deux au Japon et ce sont des voyages importants". Ces séjours représentent ainsi des souvenirs partagés entre une mère et sa fille, autour d'une culture qu'elles ont appris à découvrir ensemble. Virginie Efira évoque avec plaisir cette transmission, née notamment de leur goût commun pour les films japonais. Le pays est d'ailleurs présent jusque dans les prénoms de ses enfants. "Et puis j'ai un fils qui s'appelle Hiro, ça n'est pas rien !", lance-t-elle avec amusement.
Si Soudain lui a permis de travailler avec un réalisateur japonais et d'approfondir encore son rapport à cette culture, Virginie Efira semble surtout heureuse d'avoir pu en partager certains aspects avec sa fille. De leurs séances de cinéma à leurs voyages au Japon, ces expériences occupent une place particulière dans leur histoire commune.