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Yvan Attal : ''J'en ai marre d'accumuler des films qui ne marchent pas''

Dans les salles de cinéma et sur les planches de théâtre, Yvan Attal est omniprésent depuis quelques semaines. Avocat troublé par une histoire de viol et de pouvoir dans la pièce de théâtre Race de David Mamet - toute ressemblance avec l'affaire DSK est presque fortuite - et témoin muet d'un étrange meurtre dans 38 Témoins de Lucas Belvaux, le réalisateur est aussi occupé à boucler le montage du remake de la comédie indépendante américaine Humpday, avec François Cluzet et lui dans les rôles de deux amis hétérosexuels qui décident de tourner un porno ensemble.

Au milieu de ce sprint, Yvan Attal a fait une petite pause pour une interview avec TéléObs - et le magazine n'a pas dû regretter le déplacement. Particulièrement sincère, l'acteur a parlé de son métier sans détour : "Je fais des choses que j'aime sans me voir contraint d'aller tourner pour du pognon, mais il me manque toujours un succès populaire. J'en ai marre d'accumuler des films qui ne marchent pas." Car depuis les 350 000 entrées de Rapt de Lucas Belvaux, le comédien s'est contenté de 100 000 spectateurs avec New York, I Love You, 200 000 avec R.I.F. (Recherches dans l'intérêt des familles) et à peine plus de 80 000 avec le thriller Dans la tourmente, pourtant mené par Mathilde Seigner et Clovis Cornillac. Sorti face au poids lourd Cloclo, le récent 38 Témoins n'a même pas cumulé 800 entrées pour sa première journée.

Aujourd'hui encore, Yvan Attal reste marqué par l'échec des Sabines, l'histoire d'une femme qui découvrait qu'elle était capable de vivre plusieurs vies à la fois et qui devenait l'épouse d'un employé, l'amante d'un artiste et la femme d'un Lord anglais. Maintes fois repoussé, ce projet ambitieux semble dorénavant tombé dans les oubliettes des boîtes de production : "Personne ne comprenait le scénario - la dérive d'une femme dotée du don d'ubiquité - car toutes les tonalités s'y mélangeaient. Dans quelle case ranger ce projet de 12 millions d'euros ? Gaumont a refusé le film mais a, en revanche, produit Les Aventures de Philibert [un film de cape et d'épée avec Jérémie Renier qui s'est soldé par un échec cuisant] qui a fait deux entrées et demie pour plus cher. J'ai perdu cinq ans. (...) Si je regrette Les Sabines, c'est qu'il m'aurait permis de hausser mes ambitions d'un cran en termes de mise en scène."

Lassé par le manque de courage des producteurs, Yvan Attal abandonne son projet, auquel étaient pourtant attachés sa femme Charlotte Gainsbourg et Benoît Poelvoorde. Débarrassé de ce poids mort, il redécouvre le métier d'acteur : "Jusqu'à Rapt, j'étais fatigué de tous ces rôles où j'avais la sensation de ne pas avoir à manger. On me distribuait systématiquement dans l'emploi du type introverti qui encaisse les pires trucs sans broncher." Depuis, il a refusé Polisse de Maïwenn, va tourner un film de Michel Spinosa (Anna M.) dans un asile psychiatrique en Inde, travaille sur la comédie satirique Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les juifs sans oser le demander et pense maintenant à la production : "On fait l'acteur et le metteur en scène, et puis on comprend qu'il manque une case."

Pas revanchard pour un sou, il avoue que Lars von Trier est "amoureux de [sa] femme" et qu'il a raté sa carrière américaine, commencée chez Steven Spielberg (Munich) et Sydney Pollack (L'Interprète) : "Après Les Patriotes (1993) d'Eric Rochant, l'agent de Clint Eastwood m'a proposé de venir à Los Angeles. J'y suis allé. 'Avec qui veux-tu tourner ?', m'a demandé la fille. 'Michael Mann, Woody Allen, Martin Scorsese'. Elle notait. A l'époque, Michael Mann préparait Heat et je lui ai glissé : 'S'il faut quelqu'un pour servir ne serait-ce qu'un café à Al Pacino et Robert de Niro, je veux bien le faire'. (...) Eh bien ce rôle dont je rêvais, Madame le grand agent de Hollywood ne me l'a pas décroché !", plaisante-t-il.

Retour sur terre. Encore sans titre, le film "porno gay" réalisé par Yvan Attal se paye Asia Argento, Laetitia Casta et Charlotte Gainsbourg. Une comédie inattendue et un premier film de commande pour lui : "Me confronter au cahier des charges imposé par un producteur m'intéresse. Mais ce film reste une comédie et j'ai maintenant envie d'aller ailleurs." Mais avant ça, le film est prévu pour le 3 octobre.

Retrouvez l'interview d'Yvan Attal dans TéléObs, 15 mars 2012.

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