Alexandre Delpérier a marqué les téléspectateurs. Ce dernier est passé par Vidéo Gag avant d’être le dirigeant de Yahoo France. Une carrière qui a pris fin lorsqu’il a décidé d’opérer un virage radical et de se reconvertir dans un domaine très différent : celui de la peinture. Face à Marc-Olivier Fogiel ce lundi 6 avril, l’ancien visage du petit écran a décidé de revenir sur sa carrière et plus précisément les nombreuses étapes par lesquelles il a dû passer ces dernières années. Il débute en confiant que ce sont une succession d’épreuves qui ont bouleversé son quotidien et l’ont incité à se diriger vers une tout autre carrière.
"La vie, les soubresauts de la vie...", assure Alexandre Delpérier avant d’en évoquer quelques-unes. "Quand, un jour, vous avez eu à prendre dans vos bras le corps de votre petite fille décédée à la naissance, quand vous avez vu le corps de votre père qui a choisi de se jeter sous un train, lorsque vous avez vu des IRM de votre cerveau à l'hôpital et que votre neurologue vous dit que vous êtes un survivant en constatant qu'il y a des caillots de sang partout, vous avez deux options : subir ou vivre”, explique le principal concerné. Des situations qui ont été très compliquées à vivre et Alexandre Delpérier confie avoir dû s’y adapter : "Je n'ai pas choisi ces blessures de la vie… mais je n'ai pas choisi de peindre non plus. Ça s'est imposé à moi".
Pendant plusieurs années, il explique avoir dû faire face au syndrome des antiphospholipides à la suite de plusieurs AVC. "Je crée tout seul des caillots, ça veut dire que je peux faire des AVC à tout moment", ajoute ouvertement Alexandre Delpérier. Depuis 13 ans, il confie vivre avec cette menace, indiquant que la peinture a été très présente dans son quotidien. Il révèle même avoir travaillé dans l’ombre, avec le nom Arnaud Dumas, préservant ainsi une forme d’anonymat. Un pseudonyme qui est un clin d'œil à son grand-père et il assure que cela est très important pour lui. "Ça me permet de dire, si certains n'arrivent pas à comprendre, que c'est autre chose. C'est un autre aspect de ma vie", déclare Alexandre Delpérier.
La peinture est devenue un véritable échappatoire pour le principal concerné. S’il était un habitué des mots, ne pouvant plus exprimer ce qu’il ressentait, il a choisi de le faire avec ses statues. “De créer, de poser de la matière et d’inventer des couleurs”, assure-t-il avant de poursuivre : “Je suis heureux, profondément heureux lorsque je peins. Je pleure beaucoup… mais ça me fait du bien.” Alexandre Delpérier se souvient d’un tournage avec Manu Katché dans l'atelier du peintre Hom Nguyen, à Saint-Ouen. Il explique que c’est une expérience qu’il n’a jamais oubliée, confiant qu’elle a changé quelque chose en lui. Il achète du matériel, crée un atelier chez lui mais, pendant plusieurs mois, rien ne se passe. Un jour, il confie avoir eu LE déclic qui a tout changé et en profite désormais pleinement.
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