Au cœur du portrait signé par Audrey Crespo-Mara dans Sept à Huit, dimanche 17 mai, sur TF1, Pascal Obispo parle de son nouvel album, Héritages, mais aussi de ses blessures passées, comme l'absence de son père et la perte d'amis proches. Il indique aussi, surtout, comment l'art lui a permis de surpasser ces épreuves. Ainsi, en parallèle de la chanson, il a développé une autre facette de sa carrière. Et ce, loin des studios d’enregistrement.
Depuis plusieurs années, l’interprète de L'important c'est d'aimer s’est lancé dans la peinture. Une activité devenue pour lui peu à peu bien plus qu’un simple loisir. Expositions, collaborations avec des galeries, ventes de toiles... Ses œuvres trouvent aujourd’hui largement leur public.
Ainsi, les créations très colorées de celui qui s'est récemment produit sur scène avec d'autres légendes comme Axelle Red ou Claudio Capéo sont souvent composées de visages stylisés et de formes graphiques colorées, sont désormais proposées à la vente dans plusieurs formats.
Ses sérigraphies restent dans des prix relativement accessibles. Sur le site de la galerie Ange Basso, son "Bubble Print" est affiché à 400 euros, tandis que "Réversibilité Fleurs Print" atteint 500 euros.
Sur la plateforme Artsy, plusieurs toiles uniques de sa série "Bubble", réalisées en acrylique sur toile et signées à la main, sont présentées via la galerie parisienne. Leur prix n'est pas précisé, mais la plupart sont déjà signalées comme vendues. La preuve définitive que la chanteur a rencontré son public dans cette nouvelle discipline.
Mais l’activité artistique de Pascal Obispo ne se limite pas aux galeries. Ainsi 2018, une toile dédicacée par le chanteur de 61 ans, qui ne voulait plus monter sur scène à cause de son état, avait été vendue au profit du Téléthon lors d’une vente organisée dans le Morbihan. Une manière, pour lui, d’associer peinture et générosité.
Ces dernières années, alors qu'il s'est installé au calme, dans une maison à plus de 600 kilomètres de Paris, le chanteur a également multiplié les expositions. La galerie Ange Basso lui a notamment consacré la fameuse exposition "Réversibilité" en 2025.
Sur son site, elle décrit le travail de l'ex coach de The Voice ainsi : "Les œuvres présentées sont des visages stylisés, monoformes, oscillant entre le profil et la frontalité. Ce basculement visuel engage le spectateur dans une expérience de double regard : ce que l’on observe nous observe à son tour. Ainsi, chaque figure devient miroir, chaque ligne un écho. La réversibilité ne se limite pas ici à un procédé plastique - elle devient principe poétique : celui d’un monde où l’émotion circule à double sens, comme une vibration partagée entre l’artiste et le regardeur".
Les figures de l'artiste sont notamment inspirées de références poétiques, comme Charles Baudelaire. "Là où Baudelaire interroge la correspondance des âmes, Obispo la transpose dans un dialogue des visages. L’œuvre se retourne, se lit dans les deux sens, comme une mélodie inversée dont chaque note garde sa justesse malgré le renversement du temps", lit-on encore.
Pascal Obispo a commencé à se consacrer à la peinture à partir de 2018. Une pratique née, selon la galerie, après "un choc émotionnel intense". Mais qui ne date pas vraiment d'hier.
Enfant, déjà, le compositeur et interprète jouait du pinceau. "Étant petit, il dessinait des têtes découpées de personnages qu'il collait sur les murs de sa chambre. Il les observait et eux-mêmes semblaient le regarder en retour. Il explore peu à peu d’autres formes, donne vie à des visages et des personnages issus de ceux qui ornaient les murs de sa chambre d'enfant". Une corde de plus à son arc.
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