Gérer l'immense fortune et l'héritage d'une icône planétaire n'a jamais été une mince affaire, et la succession de Michael Jackson n’a jamais fait exception. Mais s'il y a bien un membre de la célèbre lignée qui veille au grain pour que tout se déroule au mieux, c'est sa fille, Paris Jackson. Aujourd'hui âgée de 28 ans, la jeune femme garde un œil très affûté sur les finances familiales, aux côtés de ses frères Prince Jackson et Bigi Jackson. Et elle a eu raison !
Paris Jackson avait notamment tiqué sur le versement d'une prime colossale par l'exécuteur historique de son défunt père, l'influent John Branca. En effet, en 2018, ce dernier avait versé la somme de 625 000 dollars de primes à trois avocats : Jay Cooper (à hauteur de 250 000 dollars), Jeryll Cohen (pour 125 000 dollars), et Howard Weitzman (250 000 dollars). Une transaction financière d'envergure qui n’était pas passée inaperçue aux yeux de Paris Jackson. Elle avait ainsi attiré l'attention du juge Mitchell Beckloff dessus. Si ce magistrat est aujourd'hui à la retraite, cela ne l’a absolument pas empêché de poursuivre son œuvre en tant qu’arbitre privé sur le dossier complexe que représente la succession de Michael Jackson. Et le verdict est sans appel : il a tout simplement fait annuler cette prime, faute de justifications suffisantes.
Dans une décision de 23 pages, dévoilée mardi et obtenue par le magazine Rolling Stone, le juge Mitchell Beckloff, en tant qu’arbitre privé, a fait droit à la requête de Paris Jackson visant à récupérer l'intégralité des paiements de 2018. “L’arbitre ne peut conclure que les primes versées sont justes et raisonnables sur la base des informations fournies. De fait, au vu des éléments présentés, les montants des primes apparaissent arbitraires — ce que M. Branca a estimé approprié”, a écrit noir sur blanc le juge Beckloff dans sa décision officielle. Il a ajouté avec beaucoup de clarté : “M. Branca peut, en effet, mieux connaître que personne la valeur des honoraires juridiques, mais il faut s’appuyer sur une base factuelle spécifique et détaillée pour décréter que des honoraires sont justes et raisonnables.”
Selon le magistrat, la succession n’a pas du tout démontré pourquoi les honoraires versés à l’époque aux avocats constituaient une “compensation insuffisante” au regard des services rendus. C’est donc avec fermeté qu’il a ordonné que les primes “soient retournées à la succession” et exigé qu’à l’avenir “les exécuteurs ne puissent verser aucune prime à un avocat à titre d’acompte sans le consentement écrit de tous les bénéficiaires ou une décision de l’arbitre/du tribunal”. Une immense victoire pour Paris Jackson et le reste de la famille.
Sans surprise, cette décision retentissante a provoqué une immense vague de satisfaction dans le camp de la jeune femme. Une porte-parole de Paris Jackson a immédiatement salué la décision dans un communiqué officiel qui n’épargne pas John Branca. “Après des années de retard, la famille Jackson va enfin obtenir les mesures de transparence et de redevabilité pour lesquelles Paris s’est battue. La succession Jackson est censée être une entité prudente, fiscalement responsable, qui soutient la famille — pas une caisse noire pour aider John Branca à vivre ses fantasmes de magnat hollywoodien. Après des mois de tactiques sexistes et de terre brûlée contre une bénéficiaire, il est temps que John Branca reconnaisse ses nombreux faux pas et agisse dans l’intérêt de la famille qu’il a le devoir fiduciaire de protéger.” peut-on lire. La fin (ou presque) du bras de fer qui oppose l'héritière du Roi de la Pop aux gestionnaires actuels de son immense fortune.