Sandra Sisley a pris la parole sur Instagram pour partager un témoignage particulièrement personnel sur son ancienne addiction à la cocaïne. Un récit sans détour dans lequel elle revient sur les mécanismes de la dépendance, son parcours de reconstruction, mais aussi sur les conséquences physiques qui continuent de l'affecter aujourd'hui. Dès les premières lignes, elle évoque le déni qui accompagne souvent la consommation. "Pendant longtemps, j'ai cru que j'étais plus forte que la cocaïne", écrit-elle. Comme beaucoup de personnes confrontées à une addiction, elle raconte s'être persuadée que sa situation restait sous contrôle : "Ce n'est qu'un peu de coke. Ce n'est pas tous les jours. J'arrête quand je veux. Je gère." Avec le recul, son constat est radical : "La vérité, c'est qu'on ne gère rien."
Je paie encore le prix de ces années d'addiction
La femme de Tomer Sisley explique avoir consommé pendant des années avant de connaître ce qu'elle décrit comme une véritable descente aux enfers. "Puis il y a eu la chute. La cure de désintoxication. La reconstruction. Les mois loin de mon enfant." Une période douloureuse dont elle garde une blessure profonde. Elle parle de "quatre mois arrachés à ma vie, quatre mois que je ne récupérerai jamais", passés à regarder en face les dégâts causés par sa dépendance.
Après sa cure, la maman de Dino est parvenue à reprendre le contrôle de son existence. "J'ai arrêté. J'ai tenu. J'ai reconstruit ma vie." Mais son témoignage met en lumière une réalité souvent méconnue : les effets de la cocaïne ne s'arrêtent pas forcément avec la consommation. "Ce que personne ne vous dit, c'est que parfois la cocaïne continue son travail de destruction longtemps après la dernière prise", affirme-t-elle. "Aujourd'hui, je paie encore le prix de ces années d'addiction."
Sandra Sisley révèle avoir subi plusieurs opérations à la suite des dommages provoqués par la drogue. "Mon cartilage nasal a été endommagé. Une partie s'est nécrosée. J'ai une perforation de la cloison nasale qui a nécessité une greffe." Une première intervention n'ayant pas donné les résultats espérés, elle a dû retourner au bloc opératoire : "Une greffe qui n'a pas tenu comme prévu. Alors il a fallu retourner au bloc opératoire. Encore." À travers son récit, elle souhaite rappeler que les conséquences de la cocaïne sont loin de se limiter à la période de consommation. "La cocaïne ne détruit pas seulement des soirées, des relations ou des comptes en banque. Elle détruit aussi le corps, parfois de manière silencieuse et durable."
Elle détaille également les risques associés à cette drogue : "les troubles cardiaques, l'hypertension, les risques d'infarctus ou d'AVC, les lésions du nez, les perforations de la cloison nasale", mais aussi "les opérations, les cicatrices, les complications qui s'enchaînent". Les dégâts sont également psychologiques. Sandra Sisley cite "l'anxiété, la paranoïa, les insomnies, les crises d'angoisse, la dépression, la perte de confiance en soi, la honte, le mensonge permanent". Sans oublier les conséquences sur l'entourage : "les absences, les promesses non tenues, les proches qu'on inquiète, les enfants qui ne comprennent pas".
Le corps, lui, n'a rien oublié
Son message se résume en quelques phrases particulièrement fortes : "À court terme, on croit gagner de l'énergie. À moyen terme, on perd le contrôle. À long terme, on découvre parfois que le corps, lui, n'a rien oublié." Si elle a choisi de rendre publique cette part douloureuse de son histoire, c'est avant tout pour alerter. "Je ne raconte pas cela pour susciter la pitié. Je ne raconte pas cela par voyeurisme." Elle explique avoir longtemps entendu que "ce n'est que de la coke", comme si cette consommation était devenue banale et sans réelle conséquence.
Aujourd'hui, elle espère que son expérience pourra être utile. "Si mon histoire peut faire réfléchir une seule personne avant une prise de trop, si elle peut aider un parent à ouvrir le dialogue avec son enfant, si elle peut permettre à quelqu'un de demander de l'aide avant qu'il ne soit trop tard, alors exposer cette part douloureuse de ma vie aura eu un sens."
Dans une vidéo partagée en story où elle apparait avec le nez complètement bandé, elle raconte : "Et voilà. Ceci est la dernière opération du nez. En effet, la greffe de cartilage pour combler la perforation de la paroi n'avait pas tenue, il a fallu aussi raboter l'os puisqu'il y avait un petit affaissement (...) Je ne peux que vous encouragez à réfléchir avant de céder aux sirènes de la prise de drogue, j'étais moi-même très très très accro à cette substance, je la connais, je sais ce qu'elle fait mais la réalité c'est que les effets sont terribles, ça crée des ravages dans le cerveau physiquement et psychologiquement".
Une prise de parole forte qui s'achève sur un avertissement sans ambiguïté : "On ne consomme pas ces substances sans conséquence." Car, comme le rappelle Sandra Sisley, "certaines conséquences continuent de vous poursuivre bien longtemps après que la drogue a quitté votre vie".
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