Le Festival de Cannes touche presque à sa fin et, avec lui, sonne inévitablement la fin du défilé incessant des plus grandes stars internationales sur la mythique Croisette. Durant douze jours d'une effervescence totale, les marches du Palais des Festivals ont été le théâtre des plus grands moments de mode de l'année. Un défilé légendaire qui, pour conserver tout son lustre et sa distinction historique, est depuis quelques années strictement encadré afin de se dérouler au mieux.
Pour la traditionnelle montée des marches du soir, le dress code officiel ne tolère (en théorie) aucun faux pas. Le protocole cannois exige ainsi des hommes le port rigoureux du smoking noir classique, d'une chemise blanche impeccable et, détail absolument non négociable sous peine de se voir refuser l'accès, d'un nœud papillon. Pour les femmes, la règle d'or impose une tenue de soirée formelle et élégante, privilégiant les robes de haute couture. Et ce n’est pas tout ! Pour elles, pas le droit non plus aux robes encombrantes qui ralentissent la montée des marches, pas de traîne et pas de transparence ou de suggestivité dans les tenues. Toutefois, ces directives particulièrement strictes n’ont pas empêché certaines stars de venir sur le tapis rouge comme bon leur semblait.
Cette 79e édition du Festival de Cannes a offert son lot de rébellion vestimentaire. En première ligne des audacieuses, la magnifique actrice française Marion Cotillard a littéralement aimanté les regards. Celle qui partageait l’affiche avec le père de ses enfants, Guillaume Canet, a foulé le tapis dans une somptueuse robe transparente, signée Chanel, s'éloignant du protocole. Et elle n’était pas la seule. Lady Amelia Spencer, Helena Christensen, la chanteuse canadienne Charlotte Cardin (irréprochable en Saint Laurent), Virginie Efira (en Saint Laurent également) ou encore Bella Hadid (en Schiaparelli) ont opté pour la transparence ou la suggestivité.
À l'inverse de la transparence, d'autres invités ont bravé les interdits par l'excès de volume et de longueur. L'éternelle Demi Moore, jury pour le Festival cette année, a fait quelques apparitions mémorables. Elle est notamment apparue deux fois dans des robes à traîne ou trop massive, dont celle de la marque avant-gardiste Fecal Matter, affichant une silhouette rose bonbon très volumineuse. De son côté, Simone Ashley, à l’affiche du Diable s’habille en Prada 2, a bousculé le protocole en arborant une longue traîne rouge signée Alexander McQueen, tout comme Dita Von Teese ou Heidi Klum. Enfin, du côté des hommes, Milo Quifes s'est affranchi de l'obligation la plus stricte du tapis rouge pour les hommes en se présentant sans aucun nœud papillon. Sacrilège !
Si cette année a grandement fait parler d'elle, l'histoire de la Croisette regorge de précédents mémorables où les invités ont joyeusement ignoré les consignes officielles des organisateurs. En 2024, la pétillante Eve Gilles, alors fraîchement couronnée Miss France, avait marqué les esprits lors de sa toute première montée des marches. Pour cette grande première sous les projecteurs cannois, elle avait courageusement opté pour une robe rose très large dôté d'une traîne spectaculaire. Toujours en 2024, c'est (encore) Heidi Klum qui n'avait pas non plus respecté le règlement de l'institution. La star de la transformation avait débarqué dans une somptueuse robe Elie Saab dotée d'une traîne monumentale. Et cette passion pour les traînes grandioses et théâtrales semble également être le péché mignon de Léna Situations ou encore de Leonie Hanne. Lors de l'édition précédente du Festival de Cannes, cette dernière avait d'ailleurs définitivement prouvé qu'elle adorait ce style de tenue en imposant encore une silhouette XXL sur les tapis. Tant d’entorses au règlement dont on se souviendra !
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