Sur la Croisette, s’il y a bien une tradition qui semble gravée dans le marbre du Palais des Festivals, c’est celle de la robe longue, vaporeuse et souvent très solennelle. Il est en effet assez rare d'apercevoir des jambes dévoilées lors des grandes montées des marches, tant l’imaginaire collectif associe Cannes à la robe de bal. Pourtant, contrairement à une légende urbaine bien tenace, le règlement officiel du Festival ne stipule absolument pas que les femmes doivent impérativement porter du long.
Le protocole refuse la nudité et exige une "tenue de soirée" élégante. Et Virginie Efira, fine connaisseuse des codes et habituée des tapis rouges, a visiblement bien relu les consignes. À 49 ans, celle qui a été sacrée Meilleure Actrice aux César pour le bouleversant Revoir Paris a décidé de s'affranchir des conventions classiques pour oser le court. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce pari lui réussit à merveille !
Le rendez-vous était pris pour la projection du film Histoires Parallèles. Virginie Efira y partage l'affiche avec un casting cinq étoilés, réunissant la crème du cinéma français : Isabelle Huppert, Pierre Niney ou encore Catherine Deneuve. À l’occasion de la montée des marches de cette fine équipe, Virginie Efira a littéralement ébloui l'assistance. La compagne de Niels Schneider est apparue dans une robe courte sculpturale signée Saint Laurent par Anthony Vaccarello, le directeur artistique dont elle est devenue l'une des muses les plus emblématiques. Avec cette silhouette ornée de fleurs dorées, on retrouve non seulement l'ADN de la marque mais également le goût de la comédienne pour les "sheer dresses" soit les "robes transparentes" travaillées avec une précision de haute couture. Ici, les coupes se rapprochent du tailoring, véritable signature mode de l'actrice.
À presque 50 ans, Virginie Efira affiche une allure insolente de modernité. Enfin, pour sublimer cette tenue, la star ne portait pas n'importe quels accessoires : elle arborait une parure de la maison Cartier, toute en or et diamants, rappelant les détails de sa robe. L'ensemble se composait de longues boucles d'oreilles et de quatre bagues magistrales, dont le célèbre modèle Libre Tressage. Celle qui a accueilli son fils, Hiro, il y a encore peu de temps, prouve avec éclat que la mode n'a pas d'âge et son corps non plus !
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