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Affaire Bettencourt : Au coeur d'un scandale total, la terrible incompréhension entre une mère et sa fille...

Devenue, depuis l'épisode des enregistrements secrets, une affaire d'Etat telle que cet authentique "Watergate" pour Nicolas Sarkozy et son gouvernement accapare quotidiennement l'attention des médias et bouleverse la vie de la République, l'affaire Bettencourt n'en demeure pas moins, en premier et en dernier lieu, une affaire de famille. Une querelle utérine, le bras de fer entre une mère et sa fille séparées par un mur d'incompréhension.

Alors que l'imbroglio autour du présumé abus de confiance dont la milliardaire aurait été victime de la part de son grand ami François-Marie Banier s'est doublé d'un scandale politico-financier aux développements exponentiels, le versant intime ressurgit.

En l'espace de quelques jours, Liliane Bettencourt et sa fille Françoise Bettencourt-Meyers se sont publiquement exprimées. Rhétoriquement, on pourrait écrire "se sont répondu" ; mais la formulation laisserait trop espérer un dialogue qui n'existe toujours pas.

Renouer ? "Non, je ne le sens pas." - Liliane Bettencourt.

L'héritière L'Oréal, retirée dans son havre de paix breton, a reçu Claire Chazal pour un entretien exclusif de 11 minutes, dont les deux tiers furent montés pour diffusion dans le journal télévisé de la une samedi dernier (voir vidéo) : comme pressenti, ce ne sont pas tant les révélations (il n'y en eut pas) que l'attitude de la milliardaire de 87 ans qui sont à retenir de cette apparition. Certes "un peu enfermée" par sa surdité, comme l'a clairement souligné la journaliste vedette de TF1, Liliane Bettencourt a cependant montré le visage d'une femme "très intelligente" et "tout à fait lucide", répondant avec une cohérence indubitable aux questions. Elle a même, très finement répondu "à côté" à des questions précises - comme ses comptes en Suisse -, non pas par incompréhension, mais par subtilité. Or, l'état de capacité mentale de l'intéressée est l'élément crucial du procès Banier (qui, dès son ouverture le 1er juillet, a été reporté sine die pour permettre un complément d'information) : c'est au motif d'une présumée faiblesse psychologique de sa mère que Françoise Bettencourt-Meyers, bravant l'invalidité du processus dans le droit français (qui stipule qu'on ne peut se substituer à une victime et agir à sa place), avait obtenu en décembre 2009 (soit deux ans après sa première action en justice) de faire juger François-Marie Banier, crédité d'un millard d'euros de dons divers faits au fil de la dernière décennie par son amie Liliane Bettencourt.

Dans l'interview qu'elle a accordée à Claire Chazal, Liliane Bettencourt déniait à sa fille une volonté réelle de renouer : "Mais elle, vous croyez qu'elle a essayé ? Je ne le sens pas." Et Claire Chazal de relater la réaction de l'intéressée quant à une éventuelle réconciliation avec sa fille : "Elle m'a répondu non. Un non assez violent. Elle explique que Françoise a agi par jalousie, qu'elle a toujours été très jalouse."

"Je n'ai qu'un but : retrouver ma mère (...) Son désir que nous nous rapprochions est intact, le mien aussi" - Françoise Bettencourt-Meyers.

C'est au tour de Françoise Bettencourt-Meyers de se confier en exclusivité. Tandis que les carnets de caisse de Claire T., l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, sont épluchés par la Brigade financière et la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, celle par qui le scandale est involontairement arrivé se livre abondamment dans un dossier du magazine Elle : "Je n'ai qu'un but : retrouver ma mère, hors de ce contexte menaçant tant pour elle que pour moi. Je veux nous sortir de cette situation (...) C'est mon plus grand désir que nous nous retrouvions tous dans une atmosphère sereine. Je sais que ce n'est pas facile dans ce contexte. L'urgence, c'est de la protéger car les choses se font malgré elle. J'espère que la justice fera la lumière sur cette histoire. Il est grand temps."

Via plusieurs "rubriques" (Son enfance, son mariage ; sa jalousie supposée envers Banier ; son action en justice : l'avenir de L'Oréal ; l'affaire des enregistrements clandestins...), elle dresse son bilan du noyau dur de l'affaire. Et, de toute évidence, elle n'a pas du tout la même perception que sa mère au sujet d'une éventuelle réconciliation : "Son désir que nous nous rapprochions est intact, le mien aussi", déclare-t-elle en effet. Elle affirme : "J'aurais tellement préféré être en Bretagne avec ma mère plutôt que la voir à travers un écran de télévision ! J'ai été très émue d'apprendre aussi, comme je l'ai été en découvrant les enregistrements, qu'elle demandait régulièrement de mes nouvelles. Mais j'ai été profondément triste que son entourage qui régit sa vie au quotidien fasse tout pour empêcher nos retrouvailles (...) Ma mère est depuis un certain temps déjà bien mal entourée. Comment nous retrouver toutes les deux dans un contexte pareil ? Je suis empêchée de la voir et on l'empêche de me voir. On me dit toujours qu'elle est en rendez-vous. Banier, toujours Banier..."

Face à "la bande à Banier"...

De manière récurrente, elle met en cause "la bande". L'entourage de sa mère, coupable, selon elle, de la déliquescence de leur ancienne relation idéale : "Nous étions très proches, très complices. Ma mère a encore dit récemment à l'un de mes fils que, avant tout cela, nous nous entendions très bien toutes les deux". Elle se souvient d'un épisode traumatisant : "Jusqu'en 1993, ma mère et moi étions comme les deux doigts de la main. Nous avions tous ensemble une vie de famille très heureuse. Cet été-là, François-Marie Banier a été invité à passer quelques jours dans notre maison en Bretagne. Au cours d'un déjeuner familial, Banier a eu envers mon père des propos méprisants, humiliants, qui nous ont vraiment choqués, mon mari et moi, et cela devant nos enfants. J'ai trouvé cela totalement insupportable." Un moment d'humiliation qu'elle n'avait pas oublié quand, en 2007, elle apprenait, peu après la mort de son père, le possible projet d'adoption évoqué par Banier : d'où son dépôt de plainte.

A présent : "J'ai le sentiment d'être face à une forteresse, qu'on a organisé l'isolement de ma mère. Comme par hasard, dès le dépôt de la plainte, la seule proposition qui m'a été faite pour la voir n'avait qu'un seul but : retirer cette plainte. Ceux qui ne font pas le jeu de Banier ont été évincés."

La jalousie à l'égard de Banier avancée par sa mère, elle s'en défend vigoureusement. Face à celui qu'elle voit comme un gourou qui a coupé sa mère de sa famille, elle se dit "révoltée" : "C'est M. Banier et sa bande qui ont imaginé cette idée de jalousie. Je ne suis pas jalouse, je suis révoltée ! Et je partage cette révolte avec ceux qui ont travaillé loyalement pour mes parents, qui ont eu l'honnêteté de m'alerter et le courage de témoigner devant la justice des agissements et du comportement de cet homme envers ma mère. Je pense en particulier à leur comptable, une femme qui a subi tant de pressions de la part de M. Banier qu'elle en est tombée malade et qui s'en était ouverte à mon père. Il était très faible dans les derniers mois de sa vie, mais il m'a dit : " Pense à elle, si elle est écartée injustement plus tard. " Et j'ai respecté son voeu." Tiens, étonnante, cette réponse... Parle-t-elle de Claire T., la comptable qu'elle aurait "aidée" après son licenciement ? Une "pensée"... financière ? La question mérite d'être posée, car cette réponse nous interpelle...

Clamant depuis le début qu'elle cherche à protéger sa mère, elle se montre laconique et évasive lorsqu'on lui demande ce qui lui fait croire à la vulnérabilité de Liliane Bettencourt : "Parce que je la connais et que je m'en rends bien compte. Tout ce qu'elle me dit ou m'écrit depuis un certain temps déjà ne lui ressemble pas."

Enfin, comme l'envisage la journaliste du magazine, qu'est-ce qui l'empêche de sonner à la porte de sa mère (elles habitent à 100 mètres l'une de l'autre), de rentrer... même en forçant un peu ? Rappelons que les deux femmes se sont rencontrées à plusieurs reprises ces derniers mois lors de conseils d'administration de L'Oréal - la dernière fois il y a quelques jours ! A cette question, Françoise Bettencourt Meyers répond : "Ce n'était bien sûr ni le moment, ni le lieu"... Etrange réponse et étrange attitude, non ?

Des confidences à découvrir en intégralité dans le magazine Elle ou sur elle.fr.

G.J.

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